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Monde Europe

Moscou disposée à coopérer dans l’affaire Navalny

Moscou disposée à coopérer dans l’affaire Navalny
Respecter les quotas pour booster le baril

La Russie a fait part ce mercredi de son intention de participer à une enquête sur l’opposant russe Alexeï Navalny qui aurait été victime d’un empoisonnement selon l’Allemagne.
Berlin a annoncé qu’elle détient des «preuves sans équivoque» de l’empoisonnement de l’opposant russe par agent neurotoxique du groupe Novitchok.
Suite à ces allégations des médecins allemands, Moscou a invité  l’Allemagne à coopérer et à échanger des informations sur la situation de Navalny, insiste le ministère des Affaires étrangères russe.
«Si le vrai but est une enquête approfondie des services de sécurité avec la participation d’organisations médicales, sur quoi nous insistons fermement, alors appelons nos partenaires à coopérer pleinement et à échanger des informations en utilisant les mécanismes juridiques bilatéraux existants», a affirmé  le ministère aux journalistes ce mercredi.
Le ministère russe des Affaires étrangères a attiré l’attention de l’Europe sur le fait que la lettre des médecins russes demandant d’expliquer les conclusions de leurs collègues sur «l’intoxication» de Navalny reste toujours sans réponse, alors que ce mercredi 2 septembre, l’Allemagne a évoqué les «preuves sans équivoque» fournies par un laboratoire selon lesquelles l’opposant russe avait été empoisonné par agent neurotoxique du groupe Novitchok.

La situation d’Alexeï Navalny devrait être de la compétence des médecins et non des politiques, a estimé Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
«Si les hommes politiques commencent à prendre le travail des médecins, je ne sais pas où ira le monde. Ce genre de choses — tout ce qui concerne les diagnostics, les hypothèses de l’état de santé, les formulations spécifiques et claires liées au diagnostic — relève de la compétence des médecins. Quand les politiciens commencent à remplacer les établissements de santé et les médecins, on peut parler d’impuissance absolue», a-t-elle souligné dans une déclaration à la chaîne de télévision Rossiya 1.

Maria Zakharova a rappelé que l’ambassadeur russe à Berlin a demandé à ses collaborateurs allemands de fournir des faits ou des données concernant l’état de santé de Navalny.
«Quelle réponse a-t-il  reçu de ses interlocuteurs allemands? Aucune. Aucun fait, aucune donnée, aucune formule, aucun document, aucune information, rien du tout», détaille-t-elle.
Maria Zakharova a ajouté que la Russie attendait toujours «des réponses officielles aux demandes adressées à Berlin».


Alexeï Navalny

De son côté, le  porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué que Moscou était disposée  à coopérer avec Berlin dans l’affaire Navalny.

«Dans l’ensemble, nous réaffirmons que nous sommes prêts et intéressés à une pleine coopération et à l’échange de données sur ce sujet avec l’Allemagne», a fait savoir Dmitri Peskov.

Il a toutefois souligné qu’avant le transfert du patient russe en Allemagne, aucune trace d’agents toxiques n’avait été découverte dans son organisme. L’opposant Alexeï Navalny a été hospitalisé le 20 août à Omsk, en Sibérie, suite à un malaise qu’il a fait à bord d’un avion qui le transportait
d’Omsk à Moscou et qui a dû atterrir en urgence.

Selon les premières analyses faites par les médecins à Omsk, des troubles métaboliques ont provoqué une forte hypoglycémie. Ils ont par la suite déclaré qu’aucun poison n’avait été trouvé dans le sang et dans l’urine de M.Navalny. Dans le coma depuis le 20 août, l’opposant a été transporté à l’hôpital de la Charité de Berlin.

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