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Op-Ed

Morts et mépris !

Nous étions vraiment choqués, il y a si peu de jours, que des télévisions algériennes, quel que soit leur statut, légal ou illégal, national ou étranger…, fassent défiler des dirigeants de l’ex-parti islamiste sur leurs plateaux.

Nous l’avons souligné sans retenue aucune ni pondération, ayant la certitude que ce pays reste celui des Républicains patriotes et non celui des vampires louvoyants, les traîtres de la pleine lune.

Nous l’avons souligné étant certains que l’Algérien, dans son « printemps » qu’il a vécu précocement, plante, dans ses tripes, conviction et croyance, les priorités même s’il a l’air de frôler toutes les démissions qu’on lui suggère.

Nous pensions donc, nous le pensons toujours d’ailleurs, que les femmes, les hommes, les vieux et les vieilles, les enfants… de ce pays n’hésiteront jamais à vivre le bonheur de troquer leur vie pour que vive l’Algérie son éternité.

Qu’une chaîne algérienne privée, pour les besoins de son audience, pour un plan ou un autre…, ait tant besoin de négocier le trouble dans les mémoires, cela n’a jamais ébranlé l’ordre constant du haut sacrifice que les patriotes ont prouvé à travers une lutte qui n’a pas encore tout révélé de ses non-dits.

Que des chaînes de télévision optent pour l’audace choquante d’un terroriste autoconfirmé sur ses plateaux, et non pas pour la hardiesse instinctive, la bravoure, l’héroïsme des patriotes témoins d’une décennie sanglante qui a failli avoir raison de toutes les institutions, prouve, encore une fois, le dédain politique tracé dans les hautes sphères du pouvoir autorisant ces émissions, voire planifiant un destin en marge de la mémoire collective de la société. 

Comme si, dans ce pays-là, nous avons déjà renié les comportements culturels et cultuels, et le vrai travail de mémoire est la première victime pédagogique dont le peuple devrait en effacer les repères. Et ce depuis l’indépendance.
Comme si ces hautes sphères dirigeantes se passent des constantes de la République moyennant l’allégeance aux conjonctures néocoloniales.

La veille du retour à Alger de la France colonisatrice via son émissaire du Quai d’Orsay, Laurent Fabius, des patriotes ont été sauvagement exécutés.

Des héros de la nation partis dans le traite silence, sans aucun signe de la République qui « survit » grâce à ces braves enfants restés fidèles à l’esprit de Novembre – qui s’en souvient ?-, à cette terre sacrée – qui s’en préoccupe ?–, souillée dans sa mémoire, à ces accoudements aux constantes fondatrices de la République libre – Qui y croit encore ? –, démocratique et tolérante à l’égard de tous ses enfants. Une République où le crime est banni.

Sauf peut-être celui que ces patriotes ont subi, semble nous dire le tact silencieux de la République… otages des uns et des autres, colonisée par une frange capable de réduire au silence les trois quarts de la population pour plaire à la France et à sa DGSE, pour être soutenue encore par la CIA, pour avoir des bonnes notes de la Russie, pour brader les richesses de tout un peuple, pour neutraliser les légalistes… et édifier la pyramide de Ramsès et son regard de lynx en Algérie. 

Et que valent les vies de ces patriotes qui n’avaient même pas réussi à recouvrer leur droit après des années de lutte sanglantes ? Que dalle ! Ce droit là à la postérité, à la paix… ils l’ont certainement là où ils sont aujourd’hui…  Quelle paix donc pour les « méprisants « ?

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