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Nationale

Mort d’un retraité devant une poste à Annaba

Mort d’un retraité devant une poste à Annaba

Le manque de liquidité à travers les bureaux de postes commence à faire des victimes. Un retraité, venu pour retirer sa pension, est mort ce mardi à force d’attente devant la grande poste d’Annaba.
Selon ses proches, le vieil homme s’était levé tôt dans la matinée de lundi pour se diriger vers la recette postale. Après avoir pris « un ticket » confectionné par des particuliers en attente de paiement, il s’était retiré dans un coin avec l’espoir d’entendre crier son numéro.
Après cinq heures d’attente, n’en pouvant plus, le vieux retraité, pris d’un malaise, s’écroule, victime d’une crise cardiaque, selon les médecins.
Ce drame n’est pas le premier, selon des témoignages. Chaque jour, il est rapporté des drames similaires dans les longues files d’attente devant les bureaux de poste. Beaucoup se blessés dans les bousculades ou s’évanouissent. La majorité de ces retraités, souffrants de maladies chroniques,  n’ont pas la force de résister aux longues attentes.
Le manque de liquidité, devenu un problème récurrent insurmontable, commence à prendre des proportions inquiétantes, voire dangereuses.
Pas plus tard que dimanche dernier, plusieurs centaines de personnes ont bloqué la rue Zighout Youcef, lieu de la Grande Poste et à quelques mètres du siège de la wilaya, pour protester contre le manque de liquidité.
Il a fallu l’intervention du wali d’Annaba, Djamel-Eddine Berimi, avec la Banque d’Algérie d’Annaba pour débloquer immédiatement 160 millions de dinars pour procéder aux paiements des retraites ou autres dans les bureaux de postes de la ville.
Jusqu’à hier, l’ensemble des bureaux de poste d’Annaba continuent d’enregistrer de longues files d’attente de rétraité notamment sans distanciation physique ni mesures barrières contre le Covid-19. Une situation qui pourrait conduire à l’augmentation des contaminations selon un sentiment largement partagé par les bônois. Même, devant les DAB, les usagers sont nombreux. Mais au bout de deux heures, les distributeurs se vident et ne sont plus approvisionnés. Interrogés, plusieurs d’entre eux dénoncent ce manque interminable de liquidité qui durent depuis des mois. « Cela fait une semaine que je fais la queue et je ne suis pas encore payé ! », déplore un retraité de l’enseignement  secondaire qui fait porter la responsabilité aux autorités de cette pénurie. Des employés de l’APC d’Annaba, blasés par cette situation.  « On travaille durement, et pour avoir notre argent il nous faut une journée entière. On ne supporte plus les longues queues, c’est fatiguant et des fois il faut attendre deux ou trois jours pour que l’argent arrive ! », disent-ils.
Le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane, avait déclaré le 7 septembre 2020 que le problème du manque de liquidités prendrait fin au mois d’octobre. Ce qui apparemment n’est pas le cas au vu des milliers des usagers qui déferlent chaque jour devant les portes des bureaux de poste.

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