Mois théâtral en hommage à Abdelkader Alloula: Pour que nul n'oublie – Le Jeune Indépendant
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Culture

Mois théâtral en hommage à Abdelkader Alloula: Pour que nul n’oublie

Mois théâtral en hommage à Abdelkader Alloula:  Pour que nul n’oublie

Le théâtre régional d’Oran se prépare à célébrer l’héritage d’Abdelkader Alloula avec un mois théâtral qui s’annonce comme un événement mémorable, placé sous le thème de « Pour que nul n’oublie ». Dès le 1er mars prochain, cette commémoration promet d’être un vibrant festival artistique, mettant en lumière la vie et l’œuvre de cet éminent dramaturge.

Dans cette célébration dédiée à Alloula, le TR d’Oran met en scène une diversité de productions qui embrassent l’héritage théâtral. Des pièces inédites aux performances classiques revisitées, chaque représentation s’érige comme un hommage vibrant à celui qui a laissé une empreinte indélébile sur la scène artistique algérienne.

Au cœur de cette célébration, pas moins de 30 représentations théâtrales seront déployées, chacune capturant une facette unique de l’impact d’Abdelkader Alloula sur le monde du théâtre.

Ce mois théâtral en hommage à Abdelkader Alloula bénéficie également de l’énergie et de l’enthousiasme de la jeunesse algérienne, avec près de 80% des membres des associations participantes âgés de moins de 30 ans. Leur dévouement bénévole souligne l’importance de transmettre et de perpétuer le patrimoine culturel et artistique du pays.

Parmi les moments les plus attendus figurent les performances de différentes troupes et associations théâtrales venues de tout le pays, offrant une diversité et une richesse artistique incomparables. Des productions telles que « houwa wa hiya » et « El Azeb » du Théâtre régional d’Oran, « Sefar » du Théâtre régional de Laghouat, « Thawra » de Sidi Bel Abbès ou encore « Lahouaoui » de Constantine, promettent des moments théâtraux inoubliables.

Waciny Laaredj s’est aussi dit prêt à prendre part au mois dédié à Alloula. Pour le plus grand bonheur de ses fans, l’auteur aux multiples prix présentera son premier texte théâtral « Zanqa al Moutaouabin ».

Cependant, cet événement transcende le seul domaine théâtral, impliquant une variété de personnalités et d’institutions. La participation notoire de la poétesse Rabiaa Djalti et du professeur Amine Zaoui apporte une dimension intellectuelle à ces festivités, avec une journée d’étude dédiée à l’exploration approfondie de l’œuvre et de l’héritage d’Alloula.

Les arts visuels ne sont pas en reste, avec des expositions de photos et de peintures qui captiveront le public. Mostefa Abderrahmen, à travers son exposition « Oran, le jour de l’enterrement d’Abdelkader Alloula », et l’artiste peintre Mersali Othmane, avec ses deux toiles dédiées à Alloula, ajoutent une dimension visuelle émotionnelle à cette célébration.

Enfin, la contribution d’intellectuels, journalistes, artistes et chercheurs, tels que Fewzi Benhabib, Tlilani Ahcen et Abdelkrim Benaissa, garantit un dialogue profond sur l’héritage et l’impact de Abdelkader Alloula dans le panorama culturel algérien.

À travers cet hommage, le théâtre célèbrera non seulement un artiste exceptionnel, mais également l’essence même de la créativité, de l’engagement et de la résilience qui caractérisent le riche patrimoine culturel du pays. Ce mois théâtral s’annonce comme un moment de communion et de célébration, unifiant les générations autour d’une passion commune pour l’art et la culture, pour que nul n’oublie l’impact d’Abdelkader Alloula.

Abdelkader Alloula, figure emblématique du théâtre algérien, a laissé derrière lui un héritage artistique remarquable. Né à Ghazaouet, dans la région de Tlemcen, il a étudié la dramaturgie et les arts du spectacle à Paris, en France. Pendant les années cinquante, il a commencé à mettre en pratique son talent et à explorer de nouvelles formes d’expression théâtrale. Son assassinat tragique, en mars 1994 à Oran, a marqué la fin prématurée d’une carrière prometteuse.

Abdelkader Alloula a révolutionné le paysage théâtral algérien en apportant une nouvelle dimension tant sur le plan de la forme que du contenu. Il a intégré des éléments du terroir dans ses œuvres, notamment en s’inspirant de la tradition de la Halqa et du Goual. Il a su utiliser la musique, la lumière, le décor et l’expression corporelle pour créer des dramaturgies captivantes.

Parmi ses réalisations notables, on peut citer sa trilogie « Goual » (les dires), « Lajouad » (les généreux) et «Litham » (le voile), ainsi que des pièces telles que « El Khobza », « Homk Salim », « Touffah » (les pommes) et « Arlequin, valet des deux maîtres ».

Abdelkader Alloula était un véritable mentor pour de nombreux jeunes acteurs, qui ont trouvé en lui une source d’inspiration et un exemple à suivre. Son travail a contribué à faire évoluer le théâtre algérien et à lui donner une place importante dans la scène culturelle nationale et internationale. Sa passion pour l’art et sa volonté de transmettre son savoir ont laissé une empreinte indélébile dans le cœur des artistes qui l’ont connu.

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