Mois du patrimoine: La rose et la fleur d’oranger fêtées à Constantine – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Culture

Mois du patrimoine: La rose et la fleur d’oranger fêtées à Constantine

Mois du patrimoine: La rose et la fleur d’oranger fêtées à Constantine

La célébration du mois du patrimoine à Constantine donne libre court à nombre d’activités pour fêter comme il se doit les biens matériels et immatériels de la cité cirtéenne. Si du côté du palais Ahmed Bey, dernier chef du beylek de l’Est avant la colonisation de la ville en 1837, les festivités se sont orientées vers les biens matériels, au palais de la culture Mohamed Laid-Al Khalifa et à la maison de la culture Malek-Hadad, les commémorations s’articulèrent autour d’un bien très ancré dans la cité antique, l’ancestrale distillation de la rose et de la fleur d’oranger.

Les halls des deux structures abritent des expositions autour de la tradition jalousement préservée par nombre de familles constantinoises autour de l’alambic, l’instrument fait de cuivre et qui permet de séparer les composants volatiles à l’origine de la senteur des deux fleurs grâce à la vaporisation de l’eau. Avec à la clé une petite quantité d’un concentré « l’extrait » désigné par « ras el qatar », très convoité et souvent réservé aux cérémoniales.

Le produit soigneusement collecté par petites gouttes dans des bouteilles en verre souvent de forme ou à la base arrondie, « lemghalfat », pérennise une pratique léguée d’une génération à l’autre. L’opération mise en scène au niveau des stands de la structure culturelle a permis ainsi aux visiteurs d’apprécier le savoir-faire d’expertes constantinoises, et surtout de savourer quelques gâteaux traditionnelles préparés pour la circonstance et légèrement arrosés des produits de la rose et de la fleur d’oranger, à la sensuelle senteur. Une manière de mettre en lumière les traditions culinaires et artisanales locales, entre autres signes de l’identité culturelle de la ville.

Une grande parade bien colorée a accompagné l’événement. Des calèches et autres chars décorés d’immenses bouquets de roses accompagnés de groupes folkloriques locaux ont parcouru la ville jusqu’au palais du bey. Hommes et femmes portant des habits traditionnels locaux à l’image de la « m’laya » ou de la gandoura constantinoise « l’madjboud » ont défilé à l’occasion.

Le palais du bey a abrité, dans le cadre des mêmes festivités célébrant le mois du patrimoine, une conférence sur le cadre légal et institutionnel pour la protection du patrimoine culturel. Placée sous le thème « le patrimoine culturel algérien et son prolongement africain », la rencontre a été organisée en coordination avec la direction régionale des Douanes algériennes.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email