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Nationale

Moins de gaz algérien pour l’Europe

Moins de gaz algérien pour l’Europe

L’Algérie pourrait réduire ses exportations de gaz naturel vers l’Europe dans les deux à trois années à venir en raison de la baisse des investissements et d’une absence de renouvellement de certains contrats conclus par les compagnies étrangères avec Sonatrach.

C’est ce qu’a fait savoir Carlo Malacarne, le président directeur général de la compagnie italienne Snam, le premier fournisseur italien de gaz naturel.Cette situation profitera au russe Gazprom qui devrait augmenter sa part dans le marché européen.

L’Algérie qui est le deuxième plus important fournisseur de gaz à l’Europe, couvrant 10% de la demande, verra sa part rétrécir faute de pouvoir maintenir le même rythme de livraison, selon le responsable italien. 

« Le vieillissement des puits et un manque d’investissements vont affecter énormément les livraisons dans les prochaines années « , a-t-il expliqué dans une interview, hier, à l’agence Bloomberg. Il a ajouté que l’Europe s’attend à faire face à ce risque de réduction des livraisons algériennes et libyennes.

Selon lui, il est devenu difficile pour l’Algérie d’attirer les investisseurs pour maintenir sa production au même niveau, ce qui amènera les Européens à compter sur la Russie qui détenait 27 % du marché en 2013.

Dans un rapport publié le 10 novembre, l’agence internationale de l’énergie (AIE) avait indiqué que les prévisions en provenance d’Algérie et de Libye sont « sombres ». L’AIE avait revu à la baisse ses prévisions de production pour l’Algérie les situant à 116 milliards de M3 en 2040 soit 20 % de moins que les données de l’an dernier.
En 2013, la production algérienne avait atteint 81 milliards de M3.

A cela s’ajoute, les hésitations de certains clients de l’Algérie à renégocier les contrats à long terme, a fait savoir Malacarne , estimant improbable que des compagnies européens investiraient, ces temps-ci, en Algérie. Des compagnies comme Edisson a suspendu son contrat avec Sonatrach alors qu’ENI qui a réduit de moitié ses importations d’Algérie » 

Sans le recours au Gaz russe, l’Europe risque de connaitre de sérieux problèmes d’approvisionnements « , a-t-il noté. Les propos du PDG de Snam contredisent les prévisions du Leonardo Maugeri, ex-directeur des opérations stratégiques chez l’italienne ENI qui affirmait récemment que l’Algérie est la seule à pouvoir assurer un approvisionnement de gaz à l’Europe en raison des conflits en Libye et en Ukraine.

Les sanctions décidées par les Etats-Unis et l’Union européenne contre la Russie suite à la crise ukrainienne ont amené Moscou a fermé ses frontières aux produits occidentaux et coupé les vannes de son gaz destiné l’Europe via l’Ukraine.

La décision russe a frappé de plein fouet l’Italie. Les répercussions sur le plan interne sont douloureuses. Son industrie, déjà en souffrance en raison de la crise économique, risque de péricliter voire sombrer dans un chaos sans précédent. »

L’Italie est grandement tributaire du gaz Algérie « a rappelé M. Maugeri. La moitié des usines d’Italie fonctionnent au gaz obligeant le gouvernement a augmenté de 52 % ses approvisionnements de Russie depuis janvier 2015 alors qu’elles étaient de 49 % en 2014.

En outre, les importateurs italiens ne sont pas certains de pouvoir compter sur la Russie pour pouvoir combler le déficit, estimé à 100 millions de M3/jour. Pour les experts italiens, l’Algérie est la seule bouée de sauvetage que ce soit pour l’Italie ou le reste de l’Europe. Récemment, l’Union européenne avait révélé qu’elle comptait diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz naturel.

La Commission européenne prépare pour 2016 un plan d’action diplomatique visant à diversifier les sources d’approvisionnement en gaz naturel de l’UE. Pour l’UE, dispose toujours d’un « potentiel énorme « , avait déclaré le commissaire européen à l’énergie, Miguel Arias Canete à Bruxelles.

La Commission organisera un forum commercial « au début de l’année prochaine « afin d’analyser les causes du sous-investissement chronique de l’Algérie dans l’extraction de gaz, ainsi que la possibilité d’exploiter les réserves conventionnelles et non conventionnelles encore intouchées.

C’est ce qu’a fait savoir Carlo Malacarne, le président directeur général de la compagnie italienne Snam, le premier fournisseur italien de gaz naturel.Cette situation profitera au russe Gazprom qui devrait augmenter sa part dans le marché européen.

L’Algérie qui est le deuxième plus important fournisseur de gaz à l’Europe, couvrant 10% de la demande, verra sa part rétrécir faute de pouvoir maintenir le même rythme de livraison, selon le responsable italien. 

« Le vieillissement des puits et un manque d’investissements vont affecter énormément les livraisons dans les prochaines années « , a-t-il expliqué dans une interview, hier, à l’agence Bloomberg. Il a ajouté que l’Europe s’attend à faire face à ce risque de réduction des livraisons algériennes et libyennes.

Selon lui, il est devenu difficile pour l’Algérie d’attirer les investisseurs pour maintenir sa production au même niveau, ce qui amènera les Européens à compter sur la Russie qui détenait 27 % du marché en 2013. Dans un rapport publié le 10 novembre, l’agence internationale de l’énergie (AIE) avait indiqué que les prévisions en provenance d’Algérie et de Libye sont « sombres ».

L’AIE avait revu à la baisse ses prévisions de production pour l’Algérie les situant à 116 milliards de M3 en 2040 soit 20 % de moins que les données de l’an dernier.

En 2013, la production algérienne avait atteint 81 milliards de M3. A cela s’ajoute, les hésitations de certains clients de l’Algérie à renégocier les contrats à long terme, a fait savoir Malacarne , estimant improbable que des compagnies européens investiraient, ces temps-ci, en Algérie.

Des compagnies comme Edisson a suspendu son contrat avec Sonatrach alors qu’ENI qui a réduit de moitié ses importations d’Algérie » Sans le recours au Gaz russe, l’Europe risque de connaitre de sérieux problèmes d’approvisionnements « , a-t-il noté.

Les propos du PDG de Snam contredisent les prévisions du Leonardo Maugeri, ex-directeur des opérations stratégiques chez l’italienne ENI qui affirmait récemment que l’Algérie est la seule à pouvoir assurer un approvisionnement de gaz à l’Europe en raison des conflits en Libye et en Ukraine.

Les sanctions décidées par les Etats-Unis et l’Union européenne contre la Russie suite à la crise ukrainienne ont amené Moscou a fermé ses frontières aux produits occidentaux et coupé les vannes de son gaz destiné l’Europe via l’Ukraine.

La décision russe a frappé de plein fouet l’Italie. Les répercussions sur le plan interne sont douloureuses. Son industrie, déjà en souffrance en raison de la crise économique, risque de péricliter voire sombrer dans un chaos sans précédent. »L’Italie est grandement tributaire du gaz Algérie « a rappelé M. Maugeri.

La moitié des usines d’Italie fonctionnent au gaz obligeant le gouvernement a augmenté de 52 % ses approvisionnements de Russie depuis janvier 2015 alors qu’elles étaient de 49 % en 2014.

En outre, les importateurs italiens ne sont pas certains de pouvoir compter sur la Russie pour pouvoir combler le déficit, estimé à 100 millions de M3/jour. Pour les experts italiens, l’Algérie est la seule bouée de sauvetage que ce soit pour l’Italie ou le reste de l’Europe. Récemment, l’Union européenne avait révélé qu’elle comptait diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz naturel.

La Commission européenne prépare pour 2016 un plan d’action diplomatique visant à diversifier les sources d’approvisionnement en gaz naturel de l’UE. Pour l’UE, dispose toujours d’un « potentiel énorme « , avait déclaré le commissaire européen à l’énergie, Miguel Arias Canete à Bruxelles.

La Commission organisera un forum commercial « au début de l’année prochaine « afin d’analyser les causes du sous-investissement chronique de l’Algérie dans l’extraction de gaz, ainsi que la possibilité d’exploiter les réserves conventionnelles et non conventionnelles encore intouchées.

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