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Nationale

Moins de divergences entre les parties maliennes

Moins de divergences entre les parties maliennes

Le gouvernement et les mouvements maliens qui négocient depuis à Alger une solution globale de mettre fin à un conflit vieux de plusieurs décennies semblent avoir évacués ce weekend leurs divergences en se penchant sur un projet remis par la médiation favorisant le consensus et la réconciliation, stade décisive vers une paix dans le pays. La 4ème phase du dialogue entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali s’est achevée jeudi.

Au terme de ce round, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a fait savoir que ce round des négociations de paix entre les parties maliennes a été « extrêmement avantageux « , du fait qu’il a permis « d’élargir le cercle d’entente « entre les négociateurs à plusieurs questions et de réduire les divergences.

Il a ajouté qu’à travers ses contacts avec toutes les parties maliennes, le groupe de médiation que préside l’Algérie, a retenu « certaines voies pouvant nous conduire vers une plate-forme de médiation à même d’amener les parties à dépasser leurs différends et d’aboutir à des formules acceptables par tous.

Cette nouvelle donne est de nature à « permettre au processus d’Alger d’aller vers la réalisation du traité de paix globale et définitive au Mali dans le cadre de la réconciliation nationale « , le souhait de toutes les parties impliquées dans ce processus.

Le chef de la diplomatie algérienne s’est dit convaincu que dans les prochaines semaines, les parties maliennes auront l’occasion d’étudier le document révisé présenté par le groupe de médiation à toutes les parties et intitulé « projet de paix et de réconciliation au Mali « .

De leur côté, les mouvements maliens signataires de la plateforme d’entente préliminaire ont exprimé leur « satisfaction « quant au du déroulement du processus de négociations sous la conduite de l’Algérie.

S’exprimant à l’issue d’une réunion avec l’équipe de médiation le président de la plateforme, Harouna Touré a salué le bon déroulement des négociations qu’il a qualifié de « positif « .
« Nous sommes arrivés à un stade exceptionnel des pourparlers intermaliens. Nous avons enfin entre nos mains un projet d’accord sur lequel la médiation nous a demandé de réfléchir et d’apporter, quand c’est nécessaire, des recommandations pour les amendements « , a-t-il dit.

Ahmed Ould Sidi Mohamed, chef du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) signataire de la plateforme a évoqué « des efforts très positifs conjugués dans tous les domaines par rapport aux divers problèmes posés « lors des négociations.

« Nous abordons l’avenir dans le cadre de ce processus avec beaucoup de confiance « , a-t-il ajouté, en soulignant que les parties signataires de la plateforme et les habitants de la région de l’Azawad.

Le représentant spécial adjoint de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), M. Arnauld Akodjenou, a affirmé que les parties engagées dans le dialogue intermalien ont franchi une étape « décisive et importante « pour la conclusion d’un accord de paix global et durable dans le nord du Mali. Les parties engagées dans le dialogue « se sont comprises et se sont entendues sur une situation allant vers un accord « , a-t-il souligné.

Le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali avaient accepté en octobre dernier un document de négociation, soumis par l’équipe de la médiation, comportant des éléments d’un accord de paix. La médiation composée notamment de l’Algérie, l’Union africaine, l’Union Européenne et les Nations-Unis, avait soumis aux parties un nouveau document de négociation comportant des éléments d’un accord de paix par rapport à tout ce qui a pu être négocié auparavant.

En Juillet, « une feuille de route et « une déclaration de cessation des hostilités « avaient été signées au terme de la phase initiale des pourparlers, en vue de préparer les conditions nécessaires pour l’émergence d’une solution globale et négociée du problème des régions nord du Mali. Les deux documents constituent une assise solide à « la plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne « dans le cadre du respect de la préservation de l’intégrité territoriale du Mali. Les travaux du 4e round du dialogue intermalien inclusif ont eu lieu jeudi à Alger entre le gouvernement malien et les représentants des groupes politico-militaires de la région du nord du Mali.

La CEDEAO, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, assistent à ces travaux en tant que parties de la médiation. Outre les représentants du gouvernement malien, les six mouvements signataires des deux documents sont le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Le conflit au nord du Mali vieux de 25 ans est passé par plusieurs phases de sortie de crise qui n’avaient pas abouti en raison des interférences étrangères et l’apparition de groupes terroristes depuis 2011 suite au chaos en Libye.

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