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Nationale

Mohsene Amara fait appel à l’Union des avocats arabes

Mohsene Amara fait appel à l’Union des avocats arabes

Le procès en appel opposant l’actuel bâtonnier du barreau d’Alger, Abdelmadjid Silini, à l’avocat Mohsene Amara, qui devait se dérouler hier à la cour d’Alger, a été encore une fois renvoyé au 3 décembre prochain.

L’avocat, poursuivi en matière pénale, a sollicité de la présidente en charge du dossier, en l’occurrence Mme Derrar Djebbari Meriem, un autre délai pour constituer un avocat, car ceux qui exercent sous l’autorité de la cour d’Alger et même des autres barreaux refusent de le défendre.

Dans le même contexte, le concerné a déclaré en pleine audience qu’il a « fait appel à l’Union des avocats arabes pour lui désigner un avocat pour plaider en sa faveur lors de la prochaine audience « .

Il a par ailleurs indiqué à la présidente que : « le bâtonnier n’ouvre pas droit à la constitution d’un avocat pour le représenter devant les instances judiciaires. Il doit assister personnellement à l’audience pour donner sa version des faits ». Pour rappel, la présidente du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed, Mme Bouhalouane Fatiha, avait condamné, le 9 juin 2014, Me Mohsene Amara à 6 mois de prison avec sursis.

Le verdict avait été prononcé en l’absence des deux parties.
Le procureur de la République du tribunal de Sidi M’Hamed avait requis, lors des débats qui se sont déroulés le 26 mai 2014, 6 mois de prison ferme contre l’avocat en question.

Ce dernier, signalons-le, avait été écroué sur une ordonnance judiciaire émanant du juge d’instruction de la 2e chambre du tribunal près la même juridiction à la prison de Bab Edjedid (Serkadji), durant quelques jours.

Le mis en cause était poursuivi en justice par l’actuel bâtonnier de la région d’Alger, en l’occurrence Me Silini Abdelmajid, pour notamment injures et menaces.

Dans sa plainte, Me Silini Abdelmajid avait affirmé avoir fait « l’objet de graves menaces à l’enceinte même de son bureau par son antagoniste tout en le traitant de tous les noms « 

Le plaignant avait par ailleurs indiqué, lors de l’instruction judiciaire, que « le mis en cause lui avait déclaré qu’il s’opposera à son élection une autre fois à la tête du barreau d’Alger, allant jusqu’à le menacer de mort en cas de réussite « Me Mohsene Amara avait déposé, rappelons-le, en été 2014 une requête devant le tribunal administratif d’Alger, demandant l’annulation pure et simple de l’assemblée générale des avocats du barreau d’Alger, qui s’est transformée en arène de combat, pour non-respect du règlement intérieur régissant la profession d’avocat.

Il avait estimé que le bâtonnier de la région d’Alger n’a respecté aucune forme prévue dans la loi relative à l’organisation de la profession d’avocat, car l’ordre du jour de l’assemblée générale devait être communiqué 15 jours auparavant aux avocats puis approuvé par les 31 membres du conseil de l’ordre des avocats du barreau « .

Selon toujours le même avocat, les membres du conseil n’ont été informés du contenu de l’assemblée que la veille de sa tenue et a créé un complot bel et bien maquillé par l’entourage de son antagoniste « Ils avaient témoigné contre moi car ils ont peur de lui. Ils avaient déclaré que je l’ai injurié et menacé alors qu’ils n’étaient pas présents au moment des faits. »

Par ailleurs, Me Mohsene avait déposé une plainte contre le jeune avocat qui l’a violenté : « Je me réserve le droit de le poursuivre devant le conseil disciplinaire du bâtonnat et au cas où aucune décision n’est prise à son encontre quant à son comportement irresponsable et agressif, je serai obligé de l’ester en matière pénale « .

Il disait détenir des preuves matérielles tangibles quant à l’agression dont il a fait l’objet et se disait également témoin dans une agression similaire dont avait été victime un autre confrère par le même avocat.

Me Mohsene avait en outre affirmé que son épouse, qui fait partie du barreau d’Alger depuis plus de 23 ans, compte de son côté introduire une plainte devant notamment le parquet de la République du tribunal d’Alger pour « agression verbale « , contre certains avocats qui l’avaient sommée de quitter la salle des conférences lors de l’assemblée générale des avocats d’Alger.

En outre, un incident s’est produit entre Me Mohsene Amara et Kamel Alleug ce jour-là et les choses auraient pris une autre tournure n’était l’intervention de certains avocats qui ont réussi à calmer les esprits.

Le mis en cause a nié au cours de son audition les faits qui lui ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire, arguant qu’il fait l’objet « d’un coup monté de toutes pièces par l’actuel bâtonnier et ses proches collaborateurs ».

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