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Nationale

Mohamed Said plaide pour une transition limitée

Mohamed Said plaide pour une transition limitée

Le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) estime, dans une déclaration rendue publique ce samedi, que la réussite du dialogue politique dépend du départ des « symboles du régime ».
Le parti dirigé par Mohamed Said souligne que les manifestants des marches du 15e vendredi ont exigé le départ de Bensalah et Bedoui. Il salue l’attachement du chef d’état-major de l’ANP Ahmed Gaid Salah au dialogue « comme unique voie pour la sortie de crise actuelle » en vue d’arriver « à un consensus et à une solution » avec la nécessité de tenir les élections présidentielles « dans les plus brefs délais ».
La difficulté de suivre « le choix constitutionnel » a créé, selon le PLJ, une situation non prévue dans la Constitution, dont le traitement exige « des efforts constitutionnels et politiques ».
« Cette situation impose d’aller vers une période de transition pour trouver une solution, à condition qu’elle soit limitée dans le temps et qu’elle soit le résultat d’une entente entre l’autorité de fait et les partenaires politiques et sociaux, ainsi que les représentants du hirak », détaille le parti de Mohamed Said.
L’objectif de la période de transition doit, selon le PLJ, se limiter à la recherche des meilleures conditions pour combler le vide de la présidence de la République. « Une personnalité nationale consensuelle aura à gérer le dialogue après entente entre toutes les parties sur sa forme, son contenu, ses objectifs et ses mécanismes », note-t-il.
Le PLJ rappelle que des personnalités politiques, religieuses et révolutionnaires de haut rang approuvent aujourd’hui la période de transition « qui est radicalement différente de celle de 1992 après l’arrêt du processus électoral ». D’après le PLJ, la période de transition prépare les conditions d’honnêteté et de transparence pour l’élection du président de la République. Un président qui ouvrira après les chantiers des « réformes politiques et économiques profondes » en vue de la construction d’un système démocratique, « bâti sur l’équité et l’égalité dans un cadre de liberté et de stabilité ».
De son côté, l’avocat et militant politique Mokrane Aït Larbi a proposé hier un plan de sortie de crise. Il s’agit d’une transition « en deux phases » : désignation d’une présidence collégiale puis élection d’une Assemblée constituante.
« Loin d’être antinomiques, présidence collégiale et assemblée constituante peuvent être complémentaires. La transition du système autoritaire qui reste à démanteler, vers un État de droit démocratique et social à construire, pourrait se dérouler en deux phases », explique-t-il dans un long texte publié sur sa page Facebook.
La première phase, c’est donc la désignation d’une présidence collégiale « de 3 à 5 personnalités indépendantes, consensuelles, réputées intègres et crédibles ». Il appartiendra ensuite « au peuple souverain d’exprimer son approbation par un carton vert, ou son rejet par un carton rouge, lors des marches du vendredi, qui ont valeur de référendum ».
« En cas de rejet populaire, la liste, modifiée partiellement ou dans sa totalité, pourrait être proposée une nouvelle fois (…) et une fois la Présidence collégiale de transition légitimée, elle prend ses fonctions pour une durée maximum d’une année, après la démission, sans délai, du chef de l’État par intérim et du gouvernement, et la dissolution du Conseil constitutionnel et du Parlement avec ses deux chambres », propose l’avocat.
Quant aux missions de la présidence collégiale, Aït Larbi les résume comme suit : « Prendre les mesures urgentes pour le redressement de l’économie nationale, et lancer les procédures judiciaires appropriées pour le rapatriement des fonds publics détournés et des capitaux transférés illégalement à l’étranger, réviser la législation électorale pour garantir un scrutin transparent et régulier ».
Une fois ces conditions réunies, poursuit-il, l’Assemblée constituante sera élue dans un délai n’excédant pas une année. Elle aura pour missions de désigner un chef de l’État et un gouvernement pour la période de transition, adopter une charte des libertés et des droits du citoyen qui aura une force constitutionnelle opposable aux futures majorités présidentielle et parlementaire, adopter une Constitution qui sera soumise à l’approbation du peuple par voie référendaire et, enfin, organiser des élections présidentielles et législatives conformément à la nouvelle Constitution.
Mohamed K.

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