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Monde

Mode opératoire hybride de l’Occident contre la Russie: Le terrorisme d’État comme stratégies

Mode opératoire hybride de l’Occident contre la Russie:  Le terrorisme d’État comme stratégies
Un navire russe attaqué en mer noire

Le conflit en Ukraine qui boucle ces jours-ci sa quatrième année est en passe de se transformer en guerre hybride où la complexité des protagonistes de l’ombre, en soutien au régime de Kiev, sont désormais aisément qualifiés de terroristes. Preuve en est, les événements de la fin 2025 et du début 2026 marquent une rupture majeure : le passage d’une guerre de sanctions juridiques à une guerre de sabotage physique et de piraterie d’État dans les eaux internationales. C’est dire que les puissances de l’Occident intégral, sponsors de Kiev, pratiquent la doctrine de Saint Thomas, « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais » !

Et les exemples sont légion de cette mutation des Etats « donneurs de leçons » d’exemples « autoproclamés » de démocratie et des droits de l’Homme au statut d’Etats terroristes. Déjà la destruction du Nord Stream en mer Baltique est un cas d’école d’une collusion anglo-américano-ukrainienne qui, au lieu d’affaiblir la cible principale, la Russie, a laminer l’industrie allemande et par là-même, l’industrie européenne.

L’épisode du navire battant pavillon turc Mersin est révélateur de cette stratégie de guerre hybride.

Le pétrolier, le Mersin, exploité par la compagnie maritime turque Besiktas, a quitté le port russe de Taman le 21 août 2025, et a rencontré des problèmes au large des côtes du Sénégal le 28 novembre 2025 après avoir fait escale au Togo. Au large de Dakar, le Mersin semble avoir été délibérément visé par des explosifs placés à des endroits stratégiques de sa coque, selon des séquences vidéo obtenues et vérifiées par RFI le 29janvier 2026.

Ainsi, des dommages ont été constatés sur la coque en quatre points (deux à bâbord, deux à tribord), provoquant une voie d’eau dans la salle des machines. Les trous, le plus grand mesurant plus d’un mètre, et les micro-fissures suggèrent l’utilisation de mines magnétiques posées par des plongeurs entraînés. La coque, faite de plaques d’acier de 15 à 20 mm, a été enfoncée vers l’intérieur.

L’objectif, « neutraliser, pas couler », car le ciblage précis de la salle des machines démontre une volonté d’immobiliser le navire plutôt que de le couler avec ses 39 000 tonnes de carburant.

L’attaque contre le pétrolier Mersin au large de Dakar n’est pas un acte de piraterie ordinaire, mais une opération militaire de haute précision. C’est la première fois qu’un navire soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe, en réalité des vaisseaux utilisés pour contourner les sanctions occidentales liées à l’opération spéciale russe en Ukraine en 2022, est visé dans les eaux africaines.

Cette violence est autre qu’un terrorisme sous-marin. L’utilisation de plongeurs de combat et de mines magnétiques pour frapper un navire civil dans les eaux territoriales d’un pays tiers, le Sénégal en l’occurrence, rappelle étrangement le sabotage des gazoducs Nord Stream.

Cela révèle également l’hypocrisie environnementale. Alors que l’Occident prône la protection des océans, l’utilisation d’explosifs contre un pétrolier chargé de 39 000 tonnes de carburant démontre une volonté délibérée de risquer une catastrophe écologique majeure pour servir des objectifs géopolitiques. Parmi ces derniers, intimider les nations du « Sud Global » (Turquie, Togo, Sénégal) qui refusent de s’aligner sur les diktats de l’Otan.

Autre méthode, le chantage énergétique par les drones. C’est ce qui explique que les attaques répétées contre le terminal CPC et les navires en Mer Noire ne visent pas seulement la Russie, mais l’approvisionnement mondial.

Par exemple, en frappant des infrastructures qui acheminent le pétrole kazakh, les forces pro-ukrainiennes (soutenues technologiquement par l’Occident) punissent Astana pour sa coopération économique avec Moscou. La chute de 35 % de la production est un dommage collatéral sciemment provoqué pour déstabiliser l’Asie centrale. Cette stratégie destructrice vise également à l’asphyxie du Kazakhstan.

Concernant cette fois-ci ce que les soutiens du régime de Kiev qualifient de « flotte fantôme », c’est en réalité une flotte de résistance économique, une flotte souveraine. L’UE liste 598 navires bannis de ses ports et les États-Unis en listent 183. En fait, ces navires permettent la libre circulation des marchandises face à un embargo illégal au regard du droit international, un embargo non voté par l’ONU.

Cette flotte est le prétexte parfait pour les puissances occidentales pour revenir à la pratique de la piraterie. La saisie du pétrolier Grinch par la marine française et l’arrestation de son capitaine indien constituent des actes de piraterie moderne sous couvert de légalité. En réalité, c’est une violation de la Souveraineté. L’interception d’un navire en haute mer sous prétexte de soupçons de « faux pavillon » est une attaque directe contre la liberté de navigation et devrait être soumis au droit international de la Mer.

La détention de marins indiens montre que l’Occident est prêt à prendre en otage des citoyens de puissances émergentes pour faire pression sur la Russie. Nous sommes face à un double Standard et une politique de deux poids, deux mesures. Alors que les États-Unis et leurs alliés se disent garants de l’ordre international, ils multiplient les saisies de cargaisons (vers le Venezuela ou la Russie), créant un précédent dangereux où la force prime sur le droit de propriété.

Cette campagne coordonnée de sabotages et de saisies prouve que les sanctions économiques ont échoué. Incapable de stopper les flux de pétrole russe par la loi, l’axe occidental bascule dans la force brute. Pour Moscou et ses partenaires, la réponse passera nécessairement par une militarisation de l’escorte des convois civils, transformant les routes commerciales mondiales en zones de confrontation permanente.



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