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Nationale

Mobilisation intacte à Constantine

Mobilisation intacte à Constantine

Intacte, la mobilisation des Constantinois a réuni pour le 40e vendredi des milliers de citoyens pour réitérer leur refus des élections prévues dans une vingtaine de jours.

« Makach intikhabet maa el issabet », (pas de vote avec les clans). Les manifestants ont clamé encore une fois haut et fort leur refus de cautionner des élections avec le pouvoir actuel ; ils refusent de surcroît la liste des candidats retenus pour ces joutes prévues le 12 décembre, qualifiant même de non patriote celui qui ira voter « Elli yvoti machi watani criait la foule qui s’est ébranlée comme d’habitude de la place jouxtant le palais de la Culture Mohamed-Laid-Al-Khalifa, vers 14 heures. « Aucun des cinq n’est crédible » a lancé un universitaire. « Ils faut qu’ils partent eux aussi avec la issaba », ajoutera-t-il.

Sillonnant les principales artères du centre de la cité, le Boulevard Mohamed-Belouizdad et l’’avenue Abane-Ramdane entre autres, les marcheurs, hommes et femmes, ont aussi scandé leur refus de cautionner l’emprise des « généraux sur le pouvoir ». « Les généraux à la poubelle, et el-djazair teddi el-istiqlal « les généraux à la poubelle et l’Algérie aura son indépendance », appelant à une Algérie libre et démocratique et dawla madanya machi askarya (Etat civil et non militaire). Des appels à la libération des détenus d’opinion et des activistes du mouvement populaire interpellés ces dernières semaines ont également été lancés par la foule.

L’actualité ayant marqué ce week-end la scène constantinoise n’a pas manqué d’animer les débats au sein même de la marche. La venue, la veille, du candidat Abdelmadjid Tebboune, passée presque sous silence, a été moquée par les hirakistes qui n’ont pas hésité à qualifier de clandestine la campagne électorale. Après l’annulation de deux meetings prévu par le RND, l’un à El-Khroub et l’autre au stade Benabdelmalek-Ramdane, la venue presque en catimini du candidat Tebboune a été vue comme une « victoire du mouvement populaire », a-t-on constaté sur place.

Le débat a pris le relais vers 16 heures trente à la place Dounya taraïf. L’actualité a été revue et les activistes ont tenté chacun de la commenter. Tous étaient toutefois unanimes à ne pas céder aux pressions et au forcing imposé par le pouvoir.

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