Mobilisation de la jeunesse : Hidaoui appelle à consolider la cohésion nationale
L’Algérie vit aujourd’hui une dynamique qui exige de consolider la cohésion nationale à travers l’implication active des jeunes, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui accorde une importance stratégique à la jeunesse. C’est ce qu’a indiqué Mustapha Hidaoui, ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, présidant, ce vendredi à Alger, la première édition de l’iftar annuel des acteurs de la jeunesse devant plus de 2 000 jeunes venus de tout le pays.
Hidaoui a affirmé que « l’Algérie vit aujourd’hui une dynamique qui exige de nous le renforcement de la cohésion nationale et la consolidation du front intérieur, tout en suivant la voie tracée par nos prédécesseurs qui ont cru en la patrie et déclenché la glorieuse révolution de Novembre ». Il a ajouté que « le président de la République accorde une attention particulière à l’autonomisation des jeunes, à leur implication et à leur positionnement au cœur de la dynamique que connaît aujourd’hui l’Algérie ».
Il a assuré que la jeunesse est appelée à devenir « la locomotive de l’action nationale commune », soutenant que les engagements pris par plusieurs secteurs gouvernementaux en faveur des jeunes traduisent concrètement cette orientation politique visant à renforcer leur participation à la vie publique, économique et sociale.
Evoquant le rôle du Conseil supérieur de la jeunesse, M. Hidaoui a rappelé que cette institution constitue une véritable plate-forme de participation et de mobilisation des jeunes, notamment dans les domaines économiques et de l’innovation.
Il a souligné que le Conseil s’inscrit dans une approche de coopération intersectorielle, impliquant notamment les secteurs de l’économie de la connaissance, des start-up et des microentreprises, afin de créer un environnement favorable à l’initiative et à l’engagement des jeunes. Il a expliqué que l’objectif est de « renforcer les convictions nationales de la jeunesse et de promouvoir les valeurs de solidarité et d’entraide entre les Algériens », soutenant que « l’organisation de cette rencontre œuvre précisément à consolider ces convictions nationales chez les jeunes et à renforcer les valeurs de solidarité et de fraternité entre les enfants du peuple algérien ».
L’héritage de Novembre comme référence
Intervenant à cette occasion au nom du président de la République, le conseiller présidentiel Mustapha Saïdj a, pour sa part, appelé la jeunesse algérienne à s’inspirer de l’esprit et du parcours des dirigeants de la révolution de libération.
Il a rappelé que l’âge moyen des leaders ayant déclenché la révolution du 1er novembre 1954 n’était que de 26 ans, citant notamment l’exemple de Mohamed Boudiaf, membre du Groupe des 22, dont le complexe sportif qui a accueilli la rencontre porte aujourd’hui le nom.
Il a ajouté que « la politique actuelle de l’Etat s’inscrit dans cette continuité historique », déclarant que « le président de la République, en cohérence avec son programme et ses engagements inspirés de l’esprit de Novembre 1954, œuvre à renforcer l’implication politique et économique des jeunes et à leur permettre d’assumer des responsabilités, comme l’ont fait les jeunes de Novembre ».
Dans ce cadre, il a rappelé que le texte de la Proclamation du 1er novembre 1954 a été constitutionnalisé, pour la première fois, dans la Constitution de 2020, traduisant la volonté de l’Etat de préserver la référence historique de la Révolution et de la transmettre aux nouvelles générations. M. Saïdj a également évoqué les réformes politiques engagées ces dernières années, notamment les nouvelles dispositions relatives aux lois sur les partis politiques et sur les élections.
Ces textes prévoient notamment que « les listes électorales, qu’elles soient locales ou nationales, doivent comporter au moins 50 % de jeunes, afin de favoriser leur intégration dans la vie politique et institutionnelle du pays ». Il a souligné que cette orientation « repose sur la conviction que la jeunesse constitue l’un des piliers fondamentaux de l’avenir de l’Algérie ».
Il convient de noter qu’à travers cette première édition de l’iftar des acteurs de la jeunesse, les organisateurs ont voulu créer un moment symbolique de rassemblement et de dialogue, dans un esprit de solidarité propre au mois de ramadan, tout en mettant en avant la contribution des jeunes au projet national. La rencontre a ainsi été marquée par la projection de plusieurs vidéos illustrant la cohésion entre le peuple et l’Armée nationale populaire, ainsi que les initiatives et programmes du CSJ, et ce dans l’objectif de renforcer l’engagement des jeunes dans la vie publique.