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Nationale

Mme Aïcha Tagabou : «Notre objectif est de conquérir le marché arabe et international»

Mme Aïcha Tagabou : «Notre objectif est de conquérir le marché arabe et international»

Mme Aïcha Tagabou, ministre déléguée chargée de l’artisanat auprès du ministère de l’Artisanat, du Tourisme et de l’Aménagement, a déclaré hier à Tizi Ouzou que le secteur de l’artisanat doit être dorénavant un réel vecteur économique dans notre pays.

Rappelant l’intérêt « particulier » qu’accorde le président de la République Abdelaziz Bouteflika à ce secteur d’activité devant constituer une économie complétant les hydrocarbures en rentrées de devises, la ministre a indiqué que « notre objectif est de conquérir les marchés arabe et international ». Mme Tagabou a assuré que le fonds national d’investissement dont a bénéficié son secteur est d’un montant de 230 milliards de DA.

Avant son discours sur la nouvelle politique de l’économie artisanale, elle s’est rendue à Ath-Yenni où elle a rencontré les artisans bijoutiers.
De cet échange de propos avec les professionnels, la ministre a réussi à s’imprégner de leurs difficultés sur le terrain et au quotidien.

En effet, Mme Tagabou a été informée par ses différents interlocuteurs de la difficulté d’approvisionnement en matière première, et ce pour différents motifs. Toutefois, les spéculateurs et les « professionnels « de l’informel sont les premiers responsables des difficultés des bijoutiers.

Un des artisans bijoutiers a déclaré au Jeune Indépendant que le prix d’un kilogramme de corail traité, c’est-à-dire taillé et prêt à l’usage, varie entre 35 et 45 millions de centimes sur le marché de l’informel. Le corail brut, sur le même marché (informel) coûte 20 millions de centimes.

A l’AGENO (agence chargée d’alimenter en matière première les ateliers des artisans) le prix du corail brut est de seulement 80 000 DA, soit 20 000 DA de moins qu’au marché noir. En revanche, l’argent coûte moins cher sur le marché de l’informel qu’au niveau d’AGENO.

Celle-ci le cède à 110 000 DA le kg alors que sur le circuit l’informel, il est cédé à 100 000 DA le kg. La problématique chez les « professionnels « de l’informel réside dans l’absence de factures. Or la commercialisation de la matière corallienne est rigoureusement réglementée. Le corail est une espèce marine rigoureusement protégée.

Pas question donc que l’Algérie soit désignée du doigt par les différentes associations de protection de l’environnement. De retour à Tizi Ouzou, à l’hôtel « Etourar « , où elle a assisté à la clôture du colloque sur les activités de l’artisanat et des métiers, Mme Aïcha Tagabou a déclaré sans ambages que dorénavant les activités et les métiers artisanaux seront strictement réglementés, « réglementation qui mettra fin à tous ces obstacles rencontrés par les professionnels du secteur ».

C’est également dans l’espace de cet hôtel splendide que la ministre a développé sa vision sur l’avenir du créneau artisanal, « vecteur économique non négligeable et pourvoyeur d’emplois « , a-t-elle rappelé. Mme Aïcha Tagabou sera également informée de la réalité artisanale dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Des données chiffrées très précises seront effectivement communiquées à la ministre par le directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Tizi Ouzou, Abdelkrim Berki.

La ministre et son cortège prendront ensuite la direction du chantier de construction du nouveau siège de la chambre de l’artisanat, sis au boulevard Stiti, au niveau de l’ex-marché de gros.

Le maître de l’ouvrage informera l’assistance de la réalité de ce chantier lequel a été lancé initialement en 2011. Actuellement, il est à l’arrêt à cause de la résiliation du contrat avec l’entreprise chargée de la réalisation.

Le taux d’avancement des travaux ne doit guère dépasser les 50% . Les responsables concernés ont indiqué également qu’ils sont actuellement à la recherche d’une entreprise devant assurer la poursuite des travaux.

De là, le cortège ministériel prendra la direction de la place de l’ex-Mairie où se tenait une semaine artisanale. La ministre a prix le temps de discuter avec chaque exposant. L’étape suivante et la dernière fut le siège de la radio de Tizi Ouzou où elle a répondu aux questions des journalistes. L’interview fut exclusivement accordée pour cette radio.

Données sur l’artisanat dans la wilaya de Tizi Ouzou
Le nombre total d’artisans inscrits et reconnus est de 11 092. Le nombre d’artisans des métiers d’art traditionnel est de 3 694 (33,31 %), les artisans des métiers de production de biens sont au nombre de 1 316 (11,86%) et les artisans des métiers des services sont au nombre de 6 082 (54,83%).

Les femmes artisanes sont au nombre de 3 637, soit un taux de 32,79%. Les hommes sont au nombre de 7 455, soit un taux de 67,21%. Les emplois créés dans les trois domaines d’activité artisanale sont de 28 531.

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