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Nationale

Mission impossible pour Bedoui ?

Mission impossible pour Bedoui ?

Noureddine Bedoui, le nouveau Premier ministre, peine à former son gouvernement. Ni les partis politiques dits de l’opposition, ni le mouvement associatif ou autres organisations syndicales n’ont accepté de rejoindre le cabinet Bedoui. Le successeur d’Ahmed Ouyahia a appelé dès son installation à former un gouvernement de « compétences nationales avec ou sans affiliation politique ».

Cela signifie qu’il lorgne du côté des personnalités « propres » pouvant recevoir l’assentiment du peuple. Malheureusement pour cet ancien wali que les proches qualifient de « fils du peuple » et dont les parents résident toujours à Hraoua, près de Aïn Taya, a essuyé un niet catégorique de la part des syndicats et partis politiques. Les invitations au dialogue sont déclinées par au moins treize syndicats autonomes de différents secteurs. « Les syndicats autonomes ont décidé de ne pas prendre part à cette rencontre. Il n’y a aucune voix qui est au-dessus de celle du peuple », ont réagi six syndicats dans un communiqué commun. Les autres se sont exprimés à titre individuel. Quant aux partis politiques conviés eux aussi à discuter avec Bedoui et qui refusent de « se substituer au peuple », citons entre autres le PT, le MSP, le RCDet le FFS. Des sources dignes de foi évoquent au moins trois importants ministères qu’on n’arrive pas à combler par des technocrates du cru. On parle de propositions faites à des responsables centraux des ministères des Finances, de l’Industrie, et celui de l’Energie qui ont repoussé l’offre de Bedoui. Ils refusent des postes ministériels. C’est du jamais vu en Algérie. Les observateurs expliquent que les personnes approchées ne veulent pas être « grillées » par le mouvement citoyen.

Cela d’autant qu’à chaque vendredi, la « rue » réitère son slogan : « Système dégage ». Il faut dire aussi que la difficulté pour Bedoui de former son cabinet de transition est montée d’un cran suite aux propos de Lakhdar Brahimi jugés « peu diplomatiques » envers le mouvement. « Mais il y a eu des dégâts, il y a eu des voyous qui ont essayé de faire quelque chose », a souligné hier sur les ondes de la Chaîne III l’ancien diplomate à propos des manifestations. Brahimi n’a pas par ailleurs fait dans la dentelle en mettant en garde sur ce qui s’était passé en Irak. D’aucuns estiment que Lakhdar Brahimi aurait dû faire l’économie de cette déclaration, car étant perçue comme une manière de faire peur aux Algériens.

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