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Nationale

Mission accomplie pour Benghebrit

Mission accomplie pour Benghebrit

L’année 2015 semble faire l’exception dans le secteur de l’éducation nationale en comparaison des années précédentes. En effet, elle a été caractérisée par la stabilité, et ce pour toute la famille éducative.

La fronde sociale de l’éducation est devenue ces dernières années une tradition. Cette année, la situation a changé, 2015 n’ayant pas été secouée par des grèves récurrentes, notamment pendant le premier trimestre.

Alors qu’un vent de colère risquait de souffler sur son département dès la rentrée scolaire 2015/2016, Nouria Benghebrit a tenté de jouer la carte de l’apaisement en invitant les syndicats autonomes à des réunions de concertation, et ce afin d’empêcher une éventuelle perturbation dans le secteur.

Et ces rencontres ont porté leur fruit. Une charte d’éthique et de stabilité a été signée avec les partenaires sociaux. Le début d’une nouvelle ère dans le secteur. Cette Charte d’éthique impose aux signataires de s’engager à assurer la stabilité du secteur. Ils s’engagent ainsi à garantir le bon déroulement d’une année scolaire qui se veut sans perturbation et sans grève.

La Charte d’éthique, un pas vers la stabilité du secteur

La signature, en novembre dernier de la Charte d’éthique constitue un grand pas vers une stabilité du secteur. C’est en quelque sorte un « contrat de confiance « entre le ministère et les partenaires sociaux, lesquels ont fait preuve d’un sens des responsabilités élevé qui a permis la mise en place de la plate-forme dans un climat de sérénité, de stabilité, de concertation et d’entente.

Cette charte définit les droits et obligations de chaque composante de la communauté éducative afin d’instaurer un climat favorable permettant d’assurer une « école de qualité ». La ministre, de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, estime que cette charte « garantira la stabilité du secteur, en assurant un climat favorable au bon fonctionnement de l’école algérienne ».

C’est là un grand succès pour la ministre, qui aura ainsi réussi à faire signer un pacte de « paix » et de « stabilité « à des syndicats particulièrement en colère. Mme Benghebrit a d’ailleurs qualifié le document d’ »historique » et fait participer les partenaires sociaux à l’enrichissement du projet.

Le document en question estime que tout conflit, quelle qu’en soit la cause, a des répercussions négatives sur la scolarité des élèves. La Charte d’éthique considère que le recours à la grève, même lorsqu’il a lieu dans le respect de la loi, « ne doit intervenir qu’après épuisement de toutes les formes de résolution des conflits, fondées sur le dialogue ».

Deux organisations syndicales, le CLA) et le Cnapeste se sont abstenues. Avant la signature de l’accord entre le ministère de l’Education nationale et les syndicats du secteur, la situation ne faisait que s’aggraver.

Des grèves répétitives et des mouvements de protestation ont caractérisé l’année scolaire 2014-2015. La Coordination intersyndicale, regroupant sept syndicats, a paralysé à maintes reprises les établissements scolaires. Ces grèves ont fait perdre plus de deux ans aux élèves, a estimé le ministère de l’Education.

Conférence nationale sur l’évaluation de la réforme du système éducatif

L’année 2015, qui tire à sa fin, a également été marquée par la tenue d’une conférence nationale sur l’évaluation de la réforme du système éducatif, dans le cadre de l’approfondissement d’un processus lancé en 2003, visant un redéploiement du système éducatif au service de l’équilibre cognitif et psychologique de l’élève.

Le débat a été axé sur les problématiques liées au programme ainsi que sur la place de l’éducation de base, les enseignements fondamentaux, les priorités accordées au cycle primaire et le préscolaire, l’orientation scientifique et technologique, la place des langues dans le cursus scolaire, la numérisation des ressources pédagogiques, la formation des personnels et l’évaluation du système par des indices de rentabilité.

Pour Mme Benghebrit, cette conférence nationale se veut l’expression d’une volonté de transparence et d’objectivité sur les dispositifs mis en place en vue de garantir une stabilité et un respect de l’éthique dans le secteur de l’éducation. Ses recommandations ont porté surtout sur la généralisation des instituts de formation, l’adaptation des méthodes pédagogiques et sur la prise en charge de la santé de l’enfant.

Généralisation de l’enseignement préscolaire

L’enseignement préscolaire a été généralisé dans les écoles de toutes les wilayas du pays à partir de l’année 2015. Ce qui renseigne sur la volonté des pouvoirs publics de former une génération d’élèves bien structurée.

La généralisation de l’enseignement préscolaire a concerné aussi les crèches relevant des entreprises économiques, ce qui a suscité la satisfaction de bien des parents d’élèves à travers le territoire national. La ministre de l’Education nationale a jugé cette mesure nécessaire en vue de permettre à tous les enfants d’avoir les mêmes chances de réussite. 

Nouria Benghebrit, qui a indiqué que la mise en application de cette décision s’effectuera à partir de la rentrée scolaire 2015, a tenu à préciser que l’objectif de son ministère est « de la généraliser dès la rentrée scolaire 2016-2017, en collaboration avec tous les secteurs ». Les modes de prise en charge des classes du préscolaire, la préparation d’un manuel scolaire uniformisé et la formation des encadreurs (enseignants dans les écoles coraniques) sont autant de points inscrits dans l’agenda de la tutelle.

Surcharge des classes : un problème persistant

Le problème de la surcharge des classes suscite encore une fois une grande polémique au sein du corps enseignant et des parents d’élèves.
Les syndicats de l’éducation ne cessent de tirer la sonnette d’alarme à ce sujet.

C’est le cas du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) qui dénonce, à chaque occasion, le phénomène de la surcharge des classes. Selon lui, celui-ci est dû à « la non-réception de plusieurs infrastructures scolaires, la fermeture de certains établissements scolaires et la suppression ou la réduction dans certains établissements, de la filière technique ».

La surcharge des classes est due, par ailleurs, à l’absence d’une stratégie à long terme dans la réalisation des nouvelles cités « . L’octroi des nouvelles cités et les nouveaux programmes de logements ne sont pas suivis de la réalisation d’infrastructures scolaires, dénonce le syndicat.

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