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Nationale

MISE EN VALEUR DES TERRES DU LAC DE FETZARA À ANNABA

MISE EN VALEUR DES TERRES DU LAC DE FETZARA À ANNABA

Le dossier relatif à la mise en valeur des terres du lac de Fetzara, situées entre les communes de Chorfa, El Eulma et Berrahal dans la wilaya d’Annaba, sera remis sur le tapis à partir du mois de février prochain pour diverses raisons.

Selon des sources émanant des services agricoles de la wilaya, une enquête va être déclenchée pour revoir les listes des bénéficiaires des terres par le biais de la concession pour délocaliser les pseudo-exploitants et de les remplacer par des jeunes sans emploi désirant s’investir dans l’activité agricole.

Il faut signaler, à ce titre, que les mêmes services avaient ouvert l’année dernière une enquête sur la mise en valeur du périmètre du lac de Fetzara qui avait nécessité des dizaines de milliards de centimes, et dont les résultats ont confirmé que certains concessionnaires ne s’étaient pas impliqués dans le travail de la terre.

69 concessionnaires qui furent radiés des listes des bénéficiaires, affirment que le projet de mise en valeur des terres du lac de Fetzara, a montré ses limites en raison de plusieurs facteurs telle que l’inondation des terres durant la saison hivernale d’où l’impossibilité de procéder aux semis jusqu’à l’assèchement du sol, opération qui demande, ont-ils soutenu, un temps énorme.

La première tranche du périmètre du lac de fetzara, comprenant quelque 2 240 hectares, a donné des rendements très faibles en raison des inondations des terres, suscitant la colère des 320 exploitants.

Faut-il continuer à exploiter les terres entourant le lac de fetzara et à créer d’autres parcelles ou carrément l’abandonner eu égard aux risques d’inondation en saison hivernale et au taux de salinité de ses terres ou carrément l’abandonner. De l’avis des riverains, les terres situées autour du lac de fetzara ont toujours été utilisées comme parcours de pâturages pour les éleveurs de la région et ceux venant de l’arrière-pays, en quelque sorte comme une zone de transhumance. 

Ce point de vue n’est guère partagé par les initiateurs du projet qui estiment, quant à eux, qu’il faudra parachever les ouvrages prévus dans ce projet pour régler une fois pour tout le problème des inondations des terres. Par ailleurs et selon les statistiques de l’Office algérien interprofessionnelles des céréales et dérivées, le rendement moyen à l’hectare au niveau du périmètre du lac de fetzara est de 4 quintaux. Ce qui représente, indique-t-on, un résultat très en deçà des objectifs escomptés. Une réflexion approfondie autour de la faisabilité de ce projet ne s’impose-t-elle pas pour mettre fin aux interrogations des uns et des autres.

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