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Op-Ed

Milliards mal acquis…

Toute une morale, toute une peine à gérer dans les jours à venir puisque l’Europe, qui jusque-là a planqué les comptes bourrés des Arsin Lupin de chez nous, exige à tout détenteur de milliards sur son sol de justifier d’une carte de résidence.

De tout cet argent signé dans un chèque, qu’en faudrait-il faire ? Où déposer ce chèque ? Dans une banque nationale en tentant de trouver la réponse à la fameuse question : d’où vous avez récolté toute cette tune les gars ?

Ca ne sera pas le scénario idéal !

Faudrait-il alors se constituer coupable de vol en priant Dieu, le peuple et la charia de préserver ces mains légères, ces mains baladeuses qui ont trouvé les secrets des trésors publics ? Les secrets de la surfacturation, de la ruse au moment de la grande tuerie pour faire sortir les devises du malheureux peuple pensant aux terres et où elles vont être semées, ces devises algériennes dilapidées, l’herbe serait plus verte. Plus fertile. Plus rassurante d’un avenir encore plus radieux.

Ce n’est pas non plus le scénario idéal ! 

Le crime rattrape toujours ses artisans ! La preuve est encore aujourd’hui devant nous. Donnée par ceux et à ceux qui ont pensé de cette manière. Ces gens-là ont eu encore une fois plusieurs torts.

D’abords d’escamoter sans conscience l’argent du peuple sans être inquiétés par les autorités. Il a suffi que la France avec son centre de surveillance financière d’Annemasse pour les débusquer avec l’affaire Swissleaks. Et boom ! La liste des Algériens détenteurs de comptes en Suisse nanani-nanana…

Une première somation de chasse aux faux Rothschild de chez nous. Les déclarations concernant les détenteurs de comptes suisses n’ont pas inspiré à l’Etat de piper mot. Le peuple ne dira rien. Au fait, le peuple a pris l’habitude de la discrétion de l’Etat qui s’accroche au silence même en présence de tous les avocats.

Il ne s’est donc pas inquiété de ces Algériens qui détiennent des comptes à faire péter les banques étrangères. L’Etat, comme à chaque fois que le peuple le sollicite pour des éclaircissements, observe l’ange passer en fredonnant les berceuses ou les diversions. Au mieux le chant de l’ennemi extérieur.

Dans l’affaire qui se présente actuellement à savoir l’obligation de tout détenteur d’un compte en France de la carte de résident, la fumée de l’argent algérien évaporée dans un chèque intouchable n’a pas l’air de le déranger. L’Etat français le sait bien.

L’Etat français d’ailleurs même s’il est en droit d’exiger une traçabilité, une résidence, une adresse pour les besoins de ses fichages et ses « scanners », aurait fait d’une pierre deux coups et des milliards.

Tracer, ficher et garder l’argent. Mais ni l’Etat algérien, ni les partis politiques ne vont être secoués par un brin de conscience pour cette richesse dédouanée en France.
Bien mal acquis ne profite jamais, même pas à ces pays européens qui usent aussi, aujourd’hui de la ruse.

Ces pays-là auraient pu, via une convention avec l’Algérie expédier de banque à banque l’argent injustifié des gens non-résidents. Le Luxembourg l’a fait avec la Belgique en pénalisant la défiscalisation et les détenteurs de comptes. Mais comme dirait l’autre, on est pire que les Flamands et les Wallons réputés mondialement dans le gavage de porcs. Nous, ce sont des milliards qui… ne profitent jamais.

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