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Monde

Mike Pompeo ou la fourmi qui tente de secouer l’arbre

Mike Pompeo ou la fourmi qui tente de secouer l’arbre
Un acharnement injustifié contre la Chine

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé le 29 juin la suspension, avec effet immédiat, des exportations d’équipements de défense américains vers Hong Kong.
Il a également annoncé des restrictions sur l’exportation des techniques militaro-civiles vers Hong Kong, les mêmes restrictions déjà d’application dans la partie continentale de la Chine.

Cette annonce du patron de la diplomatie américaine intervient sur fond de l’adoption à l’Assemblée populaire nationale de Chine de la loi la sécurité nationale chinoise à Hong Kong.
Les masques sur le visage de M. Pompeo, qui a toujours prétendu « être avec le peuple de Hong Kong », sont finalement tombés. Son dessein consiste apparemment à mettre le bâton dans les roues pour entraver le développement de Hong Kong et saboter celui de la Chine. Mais hélas, ces tentatives sont vouées à l’échec. Ce cirque politique n’aboutira à rien.

L’an dernier, suite aux agitations, en juin, autour de la loi sur l’extradition, les rues de Hong Kong ont été le théâtre des violentes émeutes, fomentées et soutenues par des forces extérieures. La stabilité, la prospérité de Hong Kong et la sécurité de l’Etat chinois ont été gravement compromises. Dans un tel climat, tout Etat de droit se voit dans l’obligation de combler les lacunes en matière de législation. Les Etats-Unis d’Amérique en sont un exemple. Il suffit de son arsenal juridique en matière de la sûreté de l’Etat pour se rendre compte de l’importance pour Etat de veiller à la sécurité nationale.

Curieusement, des politiciens américains, dont M. Pompeo, n’hésitent pas à semer des troubles au nom de la préservation de la sécurité nationale. Que la Chine fasse la même chose, c’est la frustration qui monte du côté américain. Question : en quoi les affaires de Hong Kong concerneraient-t-elles Pompeo ?
De nombreux faits concordants attestent que Washington est derrière les agitations autour du code de l’extradition.

La National Endowment for Democracy s’immisce dans les affaires de Hong Kong depuis des lustres. Entre 1995 et 2015, cet établissement américain a déboursé plus de 3 950 000 dollars pour financer les forces de l’opposition à Hong Kong. Selon le magazine Times, pour la seule année 2019, le même établissement a dépensé 643 000 dollars juste pour financer des activités de l’opposition de Hong Kong. Tout cela n’est que la partie visible de l’iceberg.

L’ancien chef du renseignement Pompeo a rencontré à plusieurs reprises des activistes antichinois de Hong Kong pour leur manifester son soutien. Aujourd’hui, devant la débâcle des fauteurs de troubles de Hong Kong, M. Pompeo se lance en personne à l’assaut pour un combat perdu d’avance.

La cheffe de l’exécutif de la Région administrative de Hong Kong Carrie Lam l’a bien rappelé : les Etats-Unis ont chaque année un excédent de 30 milliards de dollars dans leurs échanges commerciaux avec Hong Kong. Washington impose maintenant la licence d’exportation pour les équipements de défense et les produits civilo-militaires, ce qui ne correspond pas à l’interdiction de ces marchandises à l’exportation vers Hong Kong.

Or, il est facile pour Hong Kong de trouver des produits alternatifs, a indiqué Carrie Lam, qui, pour elle, l’impact de la nouvelle politique américaine ne sera d’une faible intensité. Hong Kong peine déjà depuis longtemps à importer des technologies avancées depuis les Etats-Unis, a encore souligné un autre responsable de la RAS.

Les mesures de sanctions fabriquées par Pompeo et sa bande risquent de ne pas signifier grand-chose devant l’opinion publique à Hong Kong plus que jamais soudée et la montée de la confiance en marché hongkongais suite à l’annonce de la législation sur la sécurité nationale. Le 30 juin, vers 11h, plus de 1 550 000 signatures étaient récoltées sur la pétition en ligne, initiée par le Front uni pour le soutien de la loi sur la sécurité, contre l’intervention des forces étrangères.

Des titres chinois ont eu d’excellents scores sur la bourse de Hong Kong. En mai, l’indice PMI de Hong Kong a affiché une hausse nette. Il n’y a pas de fuite des capitaux constatée à Hong Kong. Bien au contraire, il y a des capitaux qui affluent sur le marché hongkongais, la tendance du cours du dollar hongkongais est à la hausse.

Le complot des Américains ne va aboutir à rien.
L’avenir de Hong Kong est étroitement lié à la partie continentale de la Chine : c’est une réalité plus forte que toute pression venant de l’extérieur. M. Pompeo ferait mieux de comprendre cette réalité et vite oublier ses entreprises malsaines, inutiles et inopportunes.


 

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