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Nationale

Mihoubi : «Ouvrir le secteur culturel à l’investissement privé»

Mihoubi : «Ouvrir le secteur culturel à l’investissement privé»

Le film « Chroniques des années pub » du comédien Othmane Ariouat serait sur le point d’être « libéré » après plus de quinze années de mise sous le boisseau. C’est l’une des principales annonces faites hier par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, invité du forum El Moudjahid.

Selon Mihoubi, les autorités compétentes ont approuvé l’agrément du film avec toutes ses scènes, sans coupure ni censure, laissant au public le soin de juger et d’avoir le dernier mot.

« La diffusion de ce film marquera le retour tant attendu du monstre du cinéma algérien. Le film a été interdit par crainte d’une mauvaise interprétation qui porterait préjudice à l’armée nationale », a-t-il affirmé.

Sur un autre dossier, le ministre de la Culture a indiqué qu’il y aurait moins de festivals mais plus de liberté à l’investissement privé dans le domaine culturel, et davantage de contrôle sur la qualité des activités culturelles financées par l’Etat.

« Nous devons nous défaire de l’idée que l’Etat seul doit produire de la culture », a souligné M. Mihoubi. En attendant, il a rappelé la nécessité de réduire le nombre des festivals.

« La situation financière nous oblige à être sélectif. Nous devons être plus regardants sur le contenu de ces activités qui, souvent, se ressemblent et coûtent beaucoup d’argent au contribuable. Il est important de les assembler en un seul festival et de revoir la périodicité d’autres », a-t-il expliqué. Il a révélé que certaines manifestations seraient supprimées. « L’heure n’est plus à la quantité mais à la qualité », a-t-il estimé.

Dans cette optique, le ministère s’engage aussi à soutenir toute initiative dans ce sens mais « sans pour autant la financer entièrement ». « Il est temps d’ouvrir le secteur culturel à l’investissement privé et mixte », a précisé M. Mihoubi, soulignant que la culture doit désormais être créatrice de richesses et non budgétivore.

Soulignant la nécessité de la mise en place d’une industrie culturelle, Mihoubi a rappelé que « cette crise financière doit être une occasion pour démontrer nos capacités créatrices et artistiques ».

Actuellement, le ministère compte un total de 77 festivals nationaux, internationaux et locaux à travers le pays.
Rappelons que le calendrier culturel comprenait 186 festivals dans diverses disciplines, mais à partir de cette année, 28 festivals internationaux, 31 nationaux et 18 locaux (77 festivals) sont au menu. « Il était important pour nous de garder les festivals internationaux, car ils représentent l’image de notre pays à l’étranger », a souligné le ministre.

Le premier responsable du secteur a révélé que le président Abdelaziz Bouteflika a ordonné la baptisation de l’Institut national supérieur de musique d’Alger au nom de l’Egyptien Mohamed Fawzi, compositeur de l’hymne national algérien « Kassaman « .

M. Mihoubi a rajouté que le compositeur sera également honoré à titre posthume par une médaille de l’Ordre national du mérite, dans une cérémonie qui se tiendra aujourd’hui à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la composition de Kassaman.

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