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Nationale

Mezrag défie Bouteflika

Mezrag défie Bouteflika

L’ex-chef de l’AIS Madani Mezrag persiste et signe. Il ira jusqu’à défier encore une fois l’autorité en allant déposer au ministère de l’Intérieur le dossier de son parti le FARS, annoncé le mois dernier à Jijel.

A travers une interview accordée à une chaîne de télévision privée non agréée, El Watan, Mezrag ignore le dernier avertissement récent du chef de l’Etat et franchit même les lignes rouges tracées. L’ex-chef de l’AIS affirme que « personne ne peut empêcher » de créer son parti et doute même de l’authenticité du message présidentiel. 

« Le président Bouteflika est dans un état qui ne lui permet pas de prendre des décisions. Il s’était déjà trompé sur notre compte en 2009 dans un discours à Oran. Notre réponse a été très forte et aujourd’hui, le Président refait la même chose. Quel que soit la partie ou le conseiller qui est derrière, il nous oblige à lui répondre avec virulence.

On va lui rappeler notre réponse de 2009, et s’il ne revoit pas sa position, il va entendre de moi ce qu’il n’a jamais entendu auparavant » dit-il, menaçant et très remonté. Pour lui, « Bouteflika ne m’a pas interdit d’activer, car il n’est pas en mesure de prendre des décisions.

Il ne dispose pas de capacités physiques pour prendre toutes ces décisions annoncées ces derniers temps. Il y a des gens qui jouent avec l’avenir de l’Algérie, travaillent pour leur propre agenda » accuse-t-il.

Plus loin, l’ex-émir de l’AIS dira que son groupe et lui iront présenter un dossier complet au ministère de l’Intérieur « et nous allons obtenir l’agrément », a affirmé Mezrag en qu’il ne reçoit d’ordres de personne.

« Celui qui va me donner des ordres n’est pas encore né » ajoute-t-il, sûr de lui. Qu’a-t-il à dire de si dangereux pour que l’on daigne lui accorder une telle faveur et qu’on lui déroule le tapis rouge ? L’ex-émir de l’AIS revient sur l’accord signé entre son organisation terroriste et l’ANP et révèle que l’accord de reddition de l’AIS conclu avec le pouvoir a réhabilité intégralement, par décret, les éléments de son « armée » dans leurs droits civiques.
« Cet accord a été annoncé à la télévision à l’époque. Benflis est encore vivant.

Il est venu nous voir comme représentant du président de la République avec le colonel Fodil Cherif, représentant de feu le général Mohamed Lamari (chef d’État-major) et Hadj Smaïn (Lamari) représentant des services (DRS) et responsable de l’opération. Benflis a dit que « le décret du Président avait restitué tout.

Les droits civiques signifient que vous avez le droit d’obtenir tous les documents officiels y compris le passeport, de postuler à tous les postes au sein de l’État, de vous porter candidat et de voter. Benflis nous a demandé d’attendre un an, deux ans pour activer dans d’autres partis politiques pour ne pas compromettre l’accord. J’ai répondu et je lui ai dit je vous offre cinq ans », soutient-il. Le chef de l’Etat, qui est rudement interpellé, passera-t-il l’éponge ou usera-t-il de son pouvoir pour neutraliser définitivement un homme qui ne cesse de le défier ?

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