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Nationale

«Mettre fin à l’importation des produits alimentaires»

«Mettre fin à l’importation des produits alimentaires»

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdeslam Chelghoum, a appelé à la mobilisation générale pour mettre fin à l’importation des produits alimentaires dont le coût ne cesse d’augmenter.

Le ministre a affirmé que sur une superficie de 8 millions d’hectares de terres cultivables, trois millions d’hectares de propriétés agricoles sont cultivés à l’échelle nationale. Pour une meilleure utilisation des terres agricoles, le ministre affirme appliquer la loi dans toute sa rigueur.

Il déclare à ce propos que « les textes de lois protégeant les terres agricoles et interdisant leurs exploitation à d’autres fins, même par leurs propriétaires privés, « doivent et seront appliqués à la lettre ». Le ministre envisage une meilleure utilisation des superficies agricoles pour rentabiliser davantage le secteur et le mettre en adéquation avec la nouvelle politique nationale de diversification économique.

Et de préciser que son département s’attelle à mettre en œuvre « une nouvelle stratégie susceptible de booster le secteur de l’agriculture à commencer par le développement de la légumineuse dans l’objectif de doubler la production ». Le ministre revient longuement sur les principaux objectifs à atteindre afin de remettre sur rail le train de développement pour certaines filières stratégiques.

Il s’agit du recours à l’irrigation d’appoint pour lutter contre le stress hydrique. La décision du ministre est confortée par le fait que l’Algérie se trouve dans une zone méditerranéenne où la pluviométrie est d’environs 70 % en période hivernale.

Ce qui représente une contrainte majeure pour les céréaliculteurs à obtenir des rendements appréciables à l’hectare. Il serait donc judicieux et stratégique de se tourner en urgence vers l’irrigation d’appoint, surtout que les données météorologiques futures font ressortir un déficit en matière de précipitations qui vont diminuer provoquant, de ce fait, un stress hydrique avéré.

Le ministre a saisi l’opportunité de sa visite à Constantine pour annoncer les nouvelles mesures d’irrigation d’appoint, surtout que le Constantinois est connu pour être le pôle céréalier par excellence.

Donc l’amélioration des rendements à l’hectare et de la productivité céréalière de manière globale dépendent inévitablement du recours à l’irrigation d’appoint. Sur place, le ministre annonce son objectif d’atteindre à l’an 2019 une superficie irriguée égale à 600 000 hectares pour la céréaliculture.

A ce titre, des orientations ont été données aux opérateurs et organismes concernés pour la mise en œuvre du programme d’action qui est déjà en vigueur depuis 2012. Vu l’importance de la céréaliculture dans cette région, le ministre assure les agriculteurs de la disponibilité de son département à œuvrer pour offrir les moyens adéquats pour la réalisation des objectifs tracés.
M. Chelghoum pose aussi le problème de la jachère. Estimant que « la résorption des terres en jachère ou abandonnées constitue un pas essentiel devant permettre une autosuffisance alimentaire pérenne ».

A Constantine sur une surface 70 000 ha destinée à la céréaliculture, 35% sont laissés en jachère. « La transformation des terres en jachère en culture pérennes est en mesure d’améliorer la production agricole et, par ricochet, réduire drastiquement la facture des importations alimentaires », a martelé le ministre devant les céréaliculteurs et les cadres de son secteur.

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