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Nationale

Mettre en valeur le patrimoine historique algérien

Mettre en valeur le patrimoine historique algérien

En plus de son sourire chaleureux et de sa sympathie hors pair, Acia Benberkat dégage une énergie incommensurable et une ardeur inestimable lorsqu’il s’agit de soigner l’image de son pays d’origine, l’Algérie. Elle prête une attention particulière à son pays et surtout à tout ce qui touche de près ou de loin au patrimoine culturel de celui-ci.

C’est ainsi qu’il y a un peu plus d’une année, Acia a créé son association Green Humanity France Algérie. Nous sommes allés à sa rencontre à Paris, et autour d’une tasse de thé sirotée au magnifique salon de thé de la Grande Mosquée de Paris, Acia nous a fait part, ainsi que son staff qui l’accompagne, du grand événement international qui se déroulera le 18 février prochain dans la capitale de l’ouest d’Oran.

Sous le thème « Wahran El-bahia », métropole méditerranéenne, « c’est un séminaire international qui regroupera des intervenants algériens et internationaux.

Il y aura Belkacem Babaci, président d’honneur de l’association Green Humanity France Algérie et fondateur de la fondation Casbah, Mustapha Guedih, coordinateur régional ouest de l’Union nationale pour le mouvement associatif, maître Nadir Hacène, avocat au barreau de Paris, le professeur Jacqueline Morand Deviller doyen, professeur agrégé de droit, Fatma-Zohra Zerouati, présidente de la Fédération nationale de la protection de l’environnement, Salah Eddine Bendib, doyen de la faculté de médecine d’Alger, Myriam Fournier Kacimi, Pdg de l’entreprise SUNGY études et développement énergie solaire, Karim Hervé Benkamla, responsable au sein de Green Humanity France Algérie, chargé du pôle patrimoine culturel et historique, ainsi qu’un éminent juge fédéral et conseiller d’Etat argentin, le professeur Pablo Gallegos Fedriani.

Tous ces intervenants auront à discuter et à échanger leurs expériences et avis dans les domaines de l’environnement, de la culture et de la santé. Pour revenir à l’association GHFA, et selon sa fondatrice et présidente, elle a pour but de promouvoir le patrimoine environnemental et culturel algérien et de le valoriser.

« Notre objectif en général est de valoriser le patrimoine algérien dans son ensemble ; le pays, ses villes, ses avancées, son travail, son développement depuis sa souveraineté ainsi que les problématiques qu’il a rencontrées durant la décennie noire », nous a expliqué Acia Benberkat. 

Elle a précisé aussi la valeur de l’humanisme et la justification de la dénomination de son association en anglais : « Nous sommes dans l’universalité et c’est quelque chose que nous voulons développer dans le monde entier étant donné que les Algériens se trouvent partout dans le monde. »

Nous avons appris aussi que c’est une association de France puisque son siège s’y trouve. Concernant les embûches que son association risque de rencontrer, la fondatrice de GHFA a déclaré avec simplicité : « Ce n’est pas la première fois que nous effectuons des sorties sur le terrain en Algérie.

Nous avons d’abord posé nos jalons à Alger avec l’installation de notre antenne. Pas très loin de là, à Blida, nous avons rencontré deux fois l’association ARDNABlida et travaillons avec eux.

C’est important parce que c’est une sorte de synergie qui s’est créée des deux côtés de la Méditerranée. Ce qui est important, c’est cette passerelle entre la France et l’Algérie. Nous sommes allés aussi à Adrar, et contrairement à ce que l’on peut penser, cela s’est vraiment très bien passé. Pour la simple raison que notre discours n’est ni politique ni religieux. Il est dans les valeurs universelles. »

Ce grand événement international qui se tiendra à Oran le 18 février prochain, le premier organisé par Green Humanity, va certainement « avoir un impact mondial et prouver que, finalement, l’Algérie n’est pas un pays isolé. C’est un pays souverain qui a seulement connu des difficultés. Il est bien installé dans ces activités et dans ces actions.

La société civile est bien fédérée et travaille aux côtés des autorités », nous a expliqué Acia. Cette femme, qui est née à Paris de parents algériens n’a pas manque d’insister sur le fait que Green Humanity va être le maillon d’une chaîne qui va bouleverser les choses dans le bon sens et « tendre la main aux autorités pour que l’Algérie se développe davantage ».

La réhabilitation des sites culturels algériens, notamment ceux d’Oran, à commencer par le quartier Sidi El-Houari, mais aussi le coût de ces travaux n’inquiètent point l’association et son staff.

D’ailleurs, Karim Hervé Benkamla, responsable du patrimoine culturel et historique, a expliqué : « La première chose que nous allons entreprendre, c’est une expertise pour évaluer le coût des réhabilitations à faire sur les sites historiques et prendre ainsi connaissance des travaux à réaliser.

Ensuite, il faudra procéder à une restauration dans les règles de l’art. Aussi, nous allons collaborer avec les services d’architectes et d’archéologues bénévolement. Après avoir chiffré les coûts, nous parlerons avec nos partenaires sur place, lesquels devront assurer un financement via l’Etat ou alors des structures privées.

De notre côté, en France, nous ferons une levée de fonds. Nous organiserons des repas et irons à la recherche de sponsors et de mécènes. » S’agissant des entreprises chargées de réaliser cette réhabilitation, le problème ne se pose pas non plus, selon les déclarations de Karim Hervé Benkamla, car « il existe de jeunes Algériens qui ont été formés dans la taille de la pierre par des Turcs, des Espagnols et des Français.

Certains d’entre eux sont venus ici en France pour quelques mois dans le cadre de formations pratiques sur des chantiers archéologiques. Donc, jusque-là, il n’y a aucun problème. Néanmoins, si nous sommes confrontés à des problèmes plus importants, des négociations seront entamées avec le gouvernement car il faut impliquer les ministères de la Culture et du Tourisme ainsi que les municipalités, les associations…

A noter qu’à la fin de ce grand événement initié par cette association, une vente aux enchères d’une toile réalisée et offerte à l’association par l’artiste peintre Farah Duchemin, en soutien pour ses actions, aura lieu.

Cette toile intitulée « Spécimen rouge », avec son certificat d’authenticité, est unique. Cette association, avec à sa tête Acia Benberkat, ne cherche ni célébrité ni reconnaissance, encore moins un leadership.

Elle cherche uniquement à mettre en lumière le patrimoine historique algérien qu’elle juge « énorme et déclinant d’une civilisation millénaire. Le but est de faire connaître à la génération qui va arriver, et qui n’est pas forcément au courant que ce patrimoine existe, la valeur de ce trésor qui est à eux, et ce pour qu’ils le mettent en avant ». Bravo Madame ! Vous méritez tous nos respects et toute notre considération pour tout ce que vous entreprenez pour votre pays.

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