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Nationale

Messahel rappelle les principes de la diplomatie algérienne

Messahel rappelle les principes de la diplomatie algérienne

La méfiance est de mise envers les agendas internationaux qui prétendent proposer des solutions aux conflits qui frappent plusieurs pays de la région arabe et africaine. C’est ce qu’a signifié le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, lors de son passage hier au forum de la Radio nationale, rappelant dans la foulée la doctrine de la diplomatie algérienne basée sur un triptyque incontestable et constante.

Elle consiste, explique le ministre, en la non-ingérence, l’équidistance et l’appropriation du règlement des problèmes internes de tous les pays qui connaissent une situation d’instabilité.

L’invité de la Radio nationale a tenu à préciser qu’une telle doctrine a permis à l’Algérie d’apporter des réponses aux défis sécuritaires qui se posent sur les plans interne et externe.

Il a cité à ce titre les multiples démarches diplomatiques entreprises dans le cadre du dossier syrien, dans le souci de partager l’expérience algérienne avec un pays frère en matière de réconciliation et de lutte contre le terrorisme.

Sur la question libyenne, Messahel a indiqué que la diplomatie algérienne a suivi le même procédé en mettant à la disposition de nos voisins de l’Est une expertise très sollicitée en termes de convergence entre les différentes parties libyennes. Elle visera essentiellement à les aider à s’approprier le règlement de leur conflit à travers le dialogue et à se remettre de la crise qui sévit depuis 2011. Et c’est dans cette optique que l’Algérie envisagera sa participation à la prochaine rencontre sur le dossier libyen prévue le 5 mars prochain, ajoute le ministre des AE.

Mettant l’accent sur l’attachement de l’Algérie à la sécurité régionale, le chef de la diplomatie algérienne a souligné l’importance de la consolidation des efforts et de la coordination avec les pays de la région pour faire barrage au terrorisme, compte tenu de sa grande capacité d’adaptation et de mutation en fonction des circonstances. Il a fait observer également que le retour des combattants étrangers représente un grand danger, qui nécessiterait plus d’efforts et de vigilance pour juguler ce phénomène et prémunir la jeunesse de toute influence exercée par les réseaux criminels qui usent des dernières technologies pour cibler de nouvelles recrues. Il a été relevé que l’absence de l’Etat dans certains territoires a envenimé la situation d’insécurité dans ces pays (Libye, Mali…), constituant ainsi un terreau pour la prolifération de ce genre de groupes transfrontaliers.

Evoquant la question malienne, Messahel a estimé que de grandes choses se font dans le dossier malien, mentionnant les rencontres menées entre les parties concernées par ce conflit, ce qui est un point très positif dans l’évolution du règlement de la crise dans ce pays et la préservation de son unité.

Sur le plan maghrébin, Messahel a considéré que l’intégration du Maghreb pourrait se concrétiser autour d’une alliance ’économique en Afrique du Nord et que l’UMA (Union du Maghreb arabe) n’a rien à voir avec le problème du Sahara occidental, dont la solution repose sur deux principes fondamentaux : le respect des frontières et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Par ailleurs, l’intervenant a rappelé les revendications de l’Algérie en tant que membre de l’UA portant sur des réformes au niveau du Conseil de sécurité de façon à garantir au continent africain son droit de veto et deux postes permanents afin de défendre les intérêts et les préoccupations des pays appartenant à ce continent, qui jusqu’à présent ne peut que subir les décisions des grandes puissances.

Il a conclu en qualifiant la démocratie d’antidote du discours de l’exclusion de l’autre et qu’elle est censée se traduire par des actes et non par des slogans.

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