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Nationale

Merkel en Algérie le 20 février

Merkel en Algérie  le 20 février

La chancelière allemande Angela Merkel est attendue le 20 février à Alger. Dans son programme, une rencontre avec le président Bouteflika et d’autres hauts responsables algériens avec lesquels elle évoquera les dossiers de l’émigration et la lutte contre le terrorisme.

Des questions liées à la coopération économique algéro-allemande seront également au programme. Ce sera la seconde visite du genre après celle de 2008, Angela Merkel était venue à Alger à la tête d’une importante délégation de chefs d’entreprise.

Les sociétés allemandes sont très présentes dans tous les domaines en Algérie, surtout dans celui de l’électricité, notamment l’entreprise Siemens. Plus de 200 entreprises allemandes sont implantées ici, où la Deutsche Bank vient d’ouvrir une antenne.

Les échanges entre les deux pays, dominés par les biens d’équipement à l’importation et par les hydrocarbures à l’exportation, avaient atteint 2,7 milliards d’euros fin 2006 ; ils ont progressé de 40% au premier trimestre 2008 par rapport au premier trimestre 2007.

 Les exportations algériennes vers l’Allemagne sont constituées notamment des hydrocarbures (pétrole et gaz), tandis que ses importations sont dominées par les biens d’équipement. Du matériel mécanique, des pompes et des tubes d’acier pour les pipelines sont produits en Allemagne et exportés vers l’Algérie.

L’Algérie achète des produits allemands qui servent dans les industries des hydrocarbures ou bien l’électricité.L’Algérie et l’Allemagne coopèrent aussi dans la production d’hélium, un gaz rare dont l’Algérie est l’un des plus grands producteurs et qui sert notamment dans l’industrie spatiale et la production de la fibre optique.

Le projet Desertec remis au goût du jour ?

Par ailleurs, sur le plan énergétique, l’Allemagne ne se situe qu’au 13e rang des acheteurs de pétrole et de gaz de l’Algérie. Très dépendante du gaz russe, elle ne demande donc qu’à développer les échanges avec l’Algérie.

En 2006, le ministre des Affaires étrangères, Walter Steinmeier, avait déclaré vouloir faire de l’Algérie le « deuxième pilier de l’approvisionnement gazier allemand ». Plus concrètement, EON Ruhrgas, n°1 allemand du gaz, a ouvert un bureau à Alger en juin 2008 afin de mettre en place une coopération avec Sonatrach. 

En plus du gaz, les énergies renouvelables sont une grande priorité pour ce pays, leader mondial. Un mémorandum d’entente dans le domaine des énergies renouvelables a été signé en décembre 2011 à Bruxelles entre Sonelgaz et l’entreprise allemande Desertec initiative (Di).

Ce mémorandum porte sur le renforcement des échanges d’expertise technique, et la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l’international. Le projet Desertec, d’un montant de 200 milliards de dollars, prévoit la production d’électricité à partir de l’énorme potentiel énergétique des déserts de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), dont l’Algérie et ce, dans la perspective d’exporter vers l’Europe.

L’Algérie avait identifié une soixantaine de projets dans le domaine des énergies renouvelables devant propulser sa production d’électricité à partir de ces énergies alternatives, solaire et éolienne, à 3 000 MW à l’horizon 2020. Enfin la question des Algériens en situation irrégulière en Allemagne sera également au centre des discussions entre les deux parties. 

Alger et Berlin ont signé un accord concernant le rapatriement des ressortissants algériens entrés clandestinement en Allemagne depuis une année. L’Allemagne, avec 2,7 milliards d’euros, occupe le 5e rang des pays fournisseurs, toujours dominé par la Chine (7,7 milliards d’euros). 

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