Meriem Chorfi : La protection de l’enfance, une priorité pour l’Algérie – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Meriem Chorfi : La protection de l’enfance, une priorité pour l’Algérie

Meriem Chorfi :  La protection de l’enfance, une priorité pour l’Algérie
Meriem Chorfi.

La journée mondiale de la protection de l’enfance est célébrée le 1er juin de chaque année et l’Algérie, à l’instar des autres pays du monde, met un point d’honneur à revenir sur cette question à travers plusieurs manifestations. Le plus important étant de faire le point sur ce qui a été réalisé en matière de protection de l’enfance mais également de présenter les programmes à venir pour améliorer leur bien-être.

Dans ce cadre, la déléguée nationale à la protection de l’enfance, Meriem Chorfi, qui a affirmé que la protection de l’enfance figure parmi les priorités de l’Algérie, a exposé ce qui a été réalisé par le pays en la matière, ainsi que ce qui doit être amélioré pour une meilleure prise en charge des enfants.

C’est sous les thèmes « Les mécanismes de protection de l’enfance en Algérie » et « Fonds de pension alimentaire en modèle » qu’ont eu lieu, avant-hier, les travaux de la journée d’étude régionale, dans la salle des congrès de la wilaya de Blida. Cette journée a été organisée par la Cour de justice de Blida, en collaboration avec la Délégation nationale à la protection de l’enfance, sous la houlette de sa présidente Meriem Chorfi.

 « Notre priorité première a toujours été la protection tous azimuts de l’enfant et de la femme divorcée. Cette journée vise à faire la lumière sur la loi n°24-01 du 11 février 2024, relative aux mesures particulières pour l’obtention d’une pension alimentaire et à aborder l’organisation juridique d’un fonds de pension alimentaire ainsi que ses mesures et mécanismes procéduraux », a expliqué Mme Chorfi.

Elle a aussi souligné tous les efforts consentis de l’Instance nationale pour la protection et la promotion de l’enfance en vue de préserver les intérêts de l’enfant et assurer la protection de ce groupe fragile et vulnérable afin qu’il puisse vivre décemment et jouer son rôle dans la création de l’équilibre familial et social.

Meriem Chorfi a ajouté : « Nous sommes en train de préparer un plan national pour l’enfance 2025/2030, avec la participation de tous les acteurs ayant un lien avec ce sujet. » La présidente a aussi exposé à l’assistance quelques mécanismes initiés par son instance pour protéger l’enfance. Il s’agit, entre autres, de l’application « Allô Toufoula » (Allô l’enfance) avec son numéro vert le 11-11, ainsi que l’installation d’une cellule de vigilance pour la protection de l’enfance des dangers des TIC, une valeur ajoutée pour une intervention efficace.

« Il s’agit de l’amendement du décret exécutif 19-334 fixant les conditions et les modalités d’organisation et de fonctionnement de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance. Cette cellule sera opérationnelle 7j/7j et durant H24. Elle est composée d’experts de la Gendarmerie nationale, de la Sûreté nationale, de l’Organe national de protection de l’enfance et d’experts dans la lutte contre la cybercriminalité », a-t-elle indiqué.  

Lors de son intervention, le procureur général près la cour de Blida, Abdelmadjid Djebbari, a mis en avant l’attachement du législateur algérien à assurer une protection légale et juridique efficace à l’enfant dont le droit de garde est échu à la mère après le divorce, parmi laquelle le droit à la pension alimentaire. Il a expliqué que « suite à la hausse des plaintes relatives au non-paiement de la pension alimentaire auprès de la justice, il a été procédé à la promulgation de la loi 24/01 du 11/02/2024 portant mesures particulières pour l’obtention de la pension alimentaire et modalités de fonctionnement du Fonds de pension alimentaire ».

A travers toutes les interventions faites au cours de cette journée et le travail fait par les commissions, plusieurs recommandations ont été initiées par ces derniers dont la possibilité d’élargir le cadre bénéficiaire du fonds de pension alimentaire nécessite d’inclure des textes juridiques qui permettent la continuité de l’obtention d’une pension alimentaire malgré sa déchéance légale par décès. Il convient de noter que cette journée a vu la présence de Salima Mesrati, présidente de la haute autorité de lutte contre la corruption, ainsi que plusieurs personnalités judiciaires et locales, dont le wali de Blida.

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