Mercuriale à Tizi Ouzou : Une flambée des prix inexpliquée
Les fruits et légumes connaissent depuis quelques jours une soudaine flambée des prix, ce qui contrarie au plus haut point les consommateurs. Si au cours de la première quinzaine de ce mois de Ramadhan, les prix des produits de large consommation étaient abordables, ce n’est plus le cas depuis le début de la seconde quinzaine.
A titre d’exemple, l’orange, de bonne qualité, était proposée à 150 DA, maintenant elle est cédée à 300 DA. Tous les fruits et légumes ont connu une hausse des prix. Avant-hier, l’orange de qualité moyenne était proposée au marché de Tizi-Ouzou à 250 DA, une boîte de fraises ne devant pas peser plus de 250 grammes cédée à pas moins de 500 DA.
Le prix d’un kilogramme de banane était de 470 DA, la salade verte était proposée à 220 DA le kilogramme. La fève, pourtant légume de saison, était à 200 DA le kilo. La viande rouge, ovine notamment, est hors de portée. Pour combler cette tare, les familles ont opté pour la sardine, un produit qui vient de connaître aussi une hausse de prix. La sardine, de qualité moyenne, coûtait, dimanche dernier, à 700 DA, et celle de bonne qualité 1 200 DA.
Le produit maraîcher comme le poivron et le piment a connu aussi une hausse du prix, le premier variant entre 180 et 200 DA le kilo, et le second entre 160 et 180 DA. Certains commerçants l’ont même affiché à 200 DA. Concernant l’hygiène au marché de fruits et légumes de Tizi-Ouzou, le constat fait défaut.
Les services de contrôle de la direction du commerce, à coup de communiqués, font croire qu’ils veillent à la sécurité du consommateur en matière de fiabilité du produit proposé à la commercialisation. Sur le terrain, la situation est tout autre. Sinon, comment les fèves atteintes de l’anthracnose sont proposées à la vente, donc pour la consommation ?
Beaucoup de consommateurs approchés par le Jeune Indépendant réclament l’intervention des services concernés pour réguler le marché.
Selon eux, ces services ont une idée assez précise sur le prix de revient des produits légumineux et fruitiers, et ce, depuis leur plantation jusqu’à leur maturité. Donc, la marge bénéficiaire du cultivateur peut facilement être identifiée et fixée.