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Op-Ed

Ménagez vos montures !

La prestation de notre équipe nationale de handball au mondial qatarien a laissé place aux commentaires les plus absurdes, les plus inimaginables et les plus… nuls.
Les Verts ont raté le mondial et le premier à avoir fait son mea-culpa c’est le coach national. Alors, à quoi bon aller chercher les poux dans la tête du coach qui, il y a à peine une année, était le roi du monde pour ces mêmes critiqueurs puisqu’il était champion d’Afrique avec notre nation.

Maintenant, il est vrai que beaucoup de choses doivent changer. Revoir toute la politique du handball national. A commencer par l’instance fédérale qui doit impérativement « officialiser » son organigramme technique au sein d’une Direction Technique Nationale qui n’avait existé que par son nom au lendemain de l’élection du nouveau bureau fédéral (août 2013).
Le DTN n’a pas effectué le déplacement à Doha. Pourquoi ? On nous annonce que son contrat avait expiré en septembre 2014. Si c’est le cas, que faisait-il à la FAHB durant les mois qui ont suivi septembre ? Il aurait pu rejoindre les Verts à Doha et apporter un plus. Beaucoup de questions peuvent être relevées, mais faut-il réellement trouver des réponses exactes, des réponses qui affichent clairement ce qui se passe autour du handball algérien depuis… 1989.

Oui, 1989. Depuis le départ de Derouaz qui est resté une décennie à la tête des Verts avec 5 titres africains consécutifs, aucun autre coach national n’a fait, par la suite, plus de deux ans.
Récapitulation : Derouaz s’en va et Bouzerar le remplace pour le mondial 1990 et la CAN de 1991 au Caire. Ensuite, c’est Akkab qui prend le relais pour la CAN de Yamoussoukrou (1992). On change d’entraineur et on retrouve Djillali Mekki pour la CAN de Tunis et cette finale perdue contre la Tunisie à cause d’une paire d’arbitres bulgares folkloriques.

1995, c’est le duo Bouchekriou- Machou qui prend les commandes des Verts avec une qualification aux J.O d’Atlanta et dans l’année qui suivra, c’est sous la houlette de Belhocine qui revient de Cotonou avec le sacre africain (1996). Trois mois après (mars 1997),Belhocine démissionne de son poste à cause d’un « trafic » pour élire le nouveau président de la FAHB et un mois plus tard, l’Algérie est à Kumamoto (Japon) pour le championnat du monde sous la conduite de Mekki Djillali.

Boudrali succèdera à Mekki durant la saison 1998-1999, puis Bouchekriou en 2000 avec une défaite en finale de la CAN à Harcha face aux Egyptiens. En 2001 et 2002, Boudrali revient pour la CAN à Casablanca et aussi pour le mondial portugais janvier 2003. Fin de mission pour Boudrali qui sera remplacé par Mekki et Kalderach au mondial de Tunis 2005 qui, eux, seront remplacés par Kamel Akkeb en 2007 et 2008, ; ce dernier sera remplacé par Bouchekriou en 2010 pour la CAN jusqu’en 2012. Ensuite, deux années de crise du handball algérien s’installent avant la nomination de Zeguelli en septembre 2014.

Moralité : Qui veut voyager loin ménage sa monture. Derouaz l’avait fait par le passé. Aujourd’hui, il n’y a plus de chevaux, ni de selles.

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