Conseil de Sécurité : El Bina évoque les grands défis de l’Algérie – Le Jeune Indépendant
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Conseil de Sécurité : El Bina évoque les grands défis de l’Algérie

Conseil de Sécurité : El Bina évoque les grands défis de l’Algérie

L’obtention d’un siège non permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies est la reconnaissance de la communauté internationale du rôle déterminant de l’Algérie dans la résolution des dossiers régionaux et internationaux pour le maintien de la paix et de la stabilité. C’est ce qu’ont affirmé, ce samedi à Alger, les intervenants lors d’une conférence organisée par le Mouvement El Binaa El Watani.

Les participants à la conférence politique intitulée « La quatrième élection de l’Algérie au Conseil de sécurité : Analyse des rôles, rangs et défis » ont souligné que de grands défis attendent l’Algérie dans sa nouvelle mission en tant que membre de l’institution onusienne, précisant que les deux principaux dossiers pour la diplomatie algérienne sont la cause palestinienne et le dossier du Sahara Occidental.

Pour Abdelkader Bengrina, chef du parti El Binaa, l’Algérie aura à s’adapter aux mutations influant sur les équilibres géopolitiques et géostratégiques si elle veut s’imposer en tant qu’acteur majeur dans l’échiquier international, précisant que l’obtention de l’Etat de Palestine du statut d’Etat membre des Nation Unies est l’un des plus importants dossiers qui seront défendus par la diplomatie algérienne lors de ce quatrième mandat.

« La diplomatie algérienne actuelle se base sur deux références et modèles, à savoir la Révolution nationale mais aussi le Hirak qui, contrairement aux mouvements de protestations menés dans divers pays arabe, a été un exemple de pacifisme et maturité politique », a-t-il déclaré.

De son côté, Driss Attia, enseignant à l’Université des sciences politiques et des relations internationales, a indiqué que l’élection de l’Algérie est «une reconnaissance internationale de son rôle crucial dans l’instauration de la paix et de la sécurité en Afrique et dans le monde», relevant que les résultats du vote prouve que la communauté internationale considère l’Algérie comme un État fiable et de principe.

Attia, qui a rappelé le rôle important joué par l’Algérie lors de ces trois précédents passages au Conseil de sécurité, a estimé que ce mandat «permettra à l’Algérie de jouer un double rôle en faveur de l’instauration de la paix et de la sécurité internationales, ainsi qu’en matière de coopération internationale notamment dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé».

L’Algérie a présenté une nouvelle approche «relative à la nécessité d’impliquer les jeunes et les femmes dans l’opération de paix et de s’orienter vers les organisations régionales », a-t-il ajouté, relevant que «l’Algérie entend jouer des rôles plus importants et plus efficaces à la lumière de ses expériences à l’instar de sa présidence du conseil de Ligue arabe».

Le politologue a également souligné que l’Algérie a de tout temps été le porte-voix de l’Afrique à travers sa lutte contre le joug colonial, mais aussi de par son action pour la libération économique, où elle plaidait pour la démocratisation des relations économiques internationales et l’instauration d’un nouvel ordre économique mondiale.

S’agissant de la réforme du Conseil de sécurité, l’expert a indiqué que l’Algérie a présenté un projet « concrétisable » qui s’appuie sur une approche novatrice impliquant les femmes et les  jeunes dans le règlement des conflits, tout en rappelant que c’est le premier pays qui a demandé à corriger cette injustice historique à l’égard du continent africain ».

«L’Afrique est le seul continent à ne pas avoir de sièges permanents au Conseil de sécurité, d’où l’impératif d’opérer une nouvelle réforme au sein de l’ONU », a-t-il expliqué, ajoutant que grâce à sa vision prospective, l’Algérie est consciente des grandes mutations en cours annonciatrices d’un nouvel ordre mondial et d’une reconstitution de l’échiquier des relations internationales.

Pour sa part, l’analyste politique, Ramdane Hamlat, a souligné que le choix de l’Algérie pour occuper ce siège au Conseil de sécurité n’était pas fortuit, car elle dispose d’un capital d’expérience en matière de règlement des conflits qui fait d’elle un acteur pivot dans la région, lui permettant de contribuer activement à l’échelle internationale dans la résolution des problèmes et conflits.

Ce mandat va permettre, selon l’intervenant, à l’Algérie de soutenir davantage les causes justes, à l’instar des causes palestinienne et sahraouie, et d’œuvrer pour la décolonisation des peuples opprimés, ajoutant que sa diplomatie proactive œuvre à empêcher l’éclatement de crises au niveau continental.

Hamlat, qui a également signalé que l’Algérie n’a jamais cessé d’appeler à stopper l’ingérence étrangère dans les affaires internes des Etats africains, a mis en exergue son rôle dans lutte contre les fléaux du terrorisme et de l’extrémisme, faisant d’elle un modèle à suivre pour de nombreux pays, citant à titre d’exemple, la Syrie qui a adopté la stratégie algérienne de Réconciliation nationale.

 

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