Melzi condamné à trois et demi de prison ferme – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Melzi condamné à trois et demi de prison ferme

Melzi condamné à trois et demi de prison ferme

Les juges de la 6e chambre pénale de la cour d’appel d’Alger ont condamné ce dimanche l’ex-Directeur général (DG) de la résidence d’Etat « Sahel », Hamid Melzi à trois ans et demi de prison ferme assortis d’une amende de 100 millions de centimes pour détournements de deniers publics, trafic d’influence et abus d’autorité.

Les mêmes magistrats ont décidé de confisquer le compte bancaire en devise que possédait le mis en cause aux Emirats arabes Unies.

Les juges ont confirmé également les premières peines prononcées contre les deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal poursuivis dans cette affaire et qui étaient respectivement fixées de 6 et 5 ans de prison ferme.

Les magistrats ont par ailleurs confirmé les peines prononcées par le président du pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’Hamed contre les trois enfants de Melzi Hamid à savoir Salim, Ahmed et Mouloud.

Les juges ont en outre condamné l’ex-directeur d’Algérie Télécom Choudar Ahmed à 1 année de prison avec sursis.

Ils ont par contre relaxés les deux ex-directeurs généraux d’Air Algérie Allèche Bakhouche et Cheriat de la résidence Djenane El Mitak des faits qui leur ont été reprochés.

Pour rappel, le procureur général a requis au cours de son réquisitoire l’aggravation des peines contre Melzi, les deux Premiers ministres et les fils de l’ex-premier responsable de la résidence de l’Etat en l’occurrence Melzi Ahmed, Mouloud et Salim.

Le représentant du ministère public a par ailleurs requis une année de prison ferme contre tous les cadres et fonctionnaires entre autre de la résidence de l’Etat qui ont bénéficié au cours de leur premier jugement de la relaxe.

Lors de leur passage à la barre tous les prévenus ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés que ce soit au cours de l’enquête préliminaire soit au cours de l’instruction judiciaire allant jusqu’à accuser les services de sécurité alors chargés de mener les enquêtes d’avoir exercé des pressions contre pour s’échanger les accusations.

L’ex- directeur général de la résidence d’El Sahel a d’emblée affirmé aux magistrats de la 6e chambre pénale de la cour d’Alger : « J’ai fait l’objet d’un règlement de comptes bel et bien maquillé par l’ex-premier responsable de la gendarmerie nationale à savoir Ghani Belkessir qui se trouve aujourd’hui en état de fuite. Je n’ai rien à voir avec les conventions signées par l’administration de la résidence d’Etat. Je n’ai jamais exercé des pressions sur mes collaborateurs pour faire passer des projets douteux ! ».

Le prévenu Melzi a estimé que ses enfants sont innocents de toutes les accusations portées contre eux allant jusqu’à dire aux juges : « Mes enfants ont construit leur avenir. Ils n’ont rien pris de l’Etat… ».

A propos de Walid Melzi qui a bénéficié de 1000 hectares dans la wilaya d’El Bayadh, le mis en cause a déclaré : « Il n’y a aucun lien de parenté entre nous. C’est tout simplement un homonyme ! ».

Les deux ex-Premiers ministres ont indiqué à la présidente d’audience : « Toutes les transactions signées par la résidence du Sahel ont été approuvés par les 12 ministres concernés par les marchés publics notamment en ce qui concerne le parc de Ben Aknoun, Data Center de Lakhdaria, siège d’Air Algérie ».

Appelé à la barre pour donner sa version des faits, l’ex-directeur de la résidence Djenane El Mitak a affirmé à l’audience : « Mme la présidente j’ai signé la convention avec la résidence Sahel sur instruction de l’ancien SG de la Présidence de la République ».

Les deux ex-PDG d’Air Algérie et d’Algérie Télécom ont avoué avoir versé des sommes allant de 5 à 10 milliards de dinars dans le compte de la société HCH appartenant au prévenu Melzi.

Les enfants de cet ex-cadre de l’Etat ont nié avoir bénéficié de privilèges dans tous les secteurs même celui du tourisme et ont par contre déclaré : « Tous les biens découverts au cours de l’enquête préliminaire nous appartient. On possédait des appartements et des locaux commerciaux même en 1999 ! ».

L’ancien DG de la résidence de l’Eta ainsi que ses enfants, les deux ex-premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal et d’autres cadres sont poursuivis pour détournements de deniers publics, trafic d’influence et abus d’autorité.

Le mis en cause a écopé lors de son premier jugement qui s’est déroulé au pôle judiciaire du tribunal de Sidi M’ Hamed d’une peine de 5 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 8 millions de DA.

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