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Nationale

Médicaments en rupture : les pharmaciens montent au créneau

Médicaments en rupture : les pharmaciens montent au créneau

La rupture de médicaments persiste en Algérie. Au moins 335 médicaments sont en manque au niveau de officines et les pharmaciens ne cessent de se plaindre, selon le Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO).

Dans un communiqué rendu public, le SNAPO tient à attirer l’attention des autorités concernées sur la colère des pharmaciens quant à la rupture de médicaments, qui persiste depuis plusieurs semaines. Le syndicat cite l’exemple des pharmaciens de Constantine, qui ont lancé le 13 février un mouvement de contestation consistant à boycotter les distributeurs. Selon le SNAPO, l’appel lancé sur les forums du bureau de wilaya, gérés en groupe fermé et ouverts exclusivement aux pharmaciens d’officine, a connu un écho très favorable de la part des pharmaciens concernés. En effet, l’Algérie a terminé l’année 2020 avec au moins 335 médicaments en rupture, indique le SNAPO. «Le bureau national du SNAPO a recensé au 31 décembre 2020 pas moins de 335 spécialités de médicaments en rupture », affirme le syndicat. Selon ce dernier, le mouvement a été suivi à 70% par les pharmaciens. Cette action des pharmaciens de Constantine est venue en protestation aux problèmes d’approvisionnement que connaissent les pharmaciens ainsi qu’aux multiples dérives constatées dans le secteur de la distribution : rétention des stocks, dissimulation des produits, ventes conditionnées, ventes concomitantes, ségrégation entre pharmaciens, pratiques anti-déontologiques… Mais c’est surtout l’expression de la colère des pharmaciens contre les ruptures», ajoute le communiqué. Le SNAPO précise également que le mouvement a été salué par les pharmaciens et compte être réédité chaque semaine, le même jour, et ce durant plusieurs semaines. Selon ce syndicat, de nombreux pharmaciens appartenant aux autres régions ont salué l’initiative de leurs confrère, et les appels se multiplient pour que cette action, qui a tout l’air d’une «grève blanche», se généralise à tout le territoire national. Le SNAPO affirme que les pharmaciens d’officine «vivent une situation insupportable et que le marché du médicament ne cesse de se dégrader, surtout concernant la disponibilité des médicaments et l’approvisionnement des officines». «Les pharmaciens sont, dans la plupart des cas, incapables de répondre à la détresse des malades face à ces ruptures récurrentes et dont la liste ne cesse de s’allonger», ajoute le syndicat. Le Syndicat national des pharmaciens d’officine tient à rappeler que le décret portant organisation et fonctionnement des établissements pharmaceutiques a été présenté au gouvernement sans concertation des pharmaciens d’officine, notamment le SNAPO, alors que ce texte était très attendu depuis des années et ne comprend, en son sein, aucune disposition déontologique pour les établissements de distribution, ce qui donne au fonctionnement de ces entreprises un caractère purement commercial et lucratif.



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