Médéa : Un programme d’approvisionnement pour le mois sacré
Parmi les interrogations que le citoyen se pose celles relatives aux mesures que vont prendre les pouvoirs publics à même de permettre d’assurer un approvisionnement régulier du marché pendant le mois sacré et d’amortir l’effet de la hausse des prix.
En effet, le citoyen ne sait plus sur quel pied danser en cette conjoncture économique, marquée par la spirale inflationniste qui rogne chaque jour un peu plus les porte-monnaie et qui risque de s’accentuer encore plus durant le mois de ramadhan.
Afin de ne pas être pris de court, les services de la direction préparent un programme d’approvisionnement afin d’éviter tout dysfonctionnement du marché en produits divers et essentiels aux ménages durant le mois sacré. Dans ce cadre, « plusieurs dispositions ont été prises à l’effet de garantir un approvisionnement régulier des marchés en produits alimentaires de large consommation, notamment les produits laitiers, l’huile, les semoules, les pâtes, les fruits et légumes, etc. », a indiqué Rachid Hamadi, directeur du commerce de la wilaya de Médéa, outre les marchés de solidarité qui seront ouverts dans les grands centres urbains. Ayant une expérience dans le domaine relatif à l’organisation des marchés Errahma, ils devront répondre à certaines conditions, notamment la sécurité de l’endroit ainsi que la disponibilité de l’eau courante et de l’électricité.
Aussi, a ajouté le même responsable, la conjugaison des efforts nécessitera une étroite collaboration entre les institutions publiques, dont les communes et la daïras concernées, les unions professionnelles, l’Union générale des commerçants et artisans, l’Association de la protection des consommateurs.
« Le souci des autorités est de permettre de mettre à disposition des ménages des produits à des prix réduits par rapport aux prix pratiqués sur les marchés libres, même s’il n’est pas évident d’agir sur les prix des viandes, lesquels risquent de connaître des augmentations la veille du mois sacré des suites de la hausse de l’aliment de bétail, alors que la solution mise en place a consisté à organiser la vente directe de l’orge aux éleveurs par la Coopérative des céréales et légumes secs de Berrouaghia », a expliqué le directeur du commerce.
Car, comme chacun sait, la pomme de terre entre dans la plupart des menus des ménages et, par conséquent, elle va se faire désirer et son prix risque de connaître une augmentation sachant que, d’ores et déjà, le kilo de ce tubercule est passé de 70 DA à plus de 110 DA, et ce en l’espace de deux semaines.
Afin de parer à toute hausse inconsidérée du prix de la pomme de terre, les responsables du secteur de l’agriculture ont déjà constitué des stocks de cette matière en prévision du mois sacré en faisant actionner le mécanisme de stockage par le biais du Syrpalac (système de régulation des produits agricoles de large consommation), même si le directeur du commerce a susurré que son prix enregistrerait une baisse dans les tout prochains jours.
Concernant les autres produits, en vue de la stabilisation du marché et dans le but de préserver le pouvoir d’achat du citoyen, des mesures coercitives seront prises à l’encontre des contrevenants parmi les spéculateurs et les commerçants qui refuseraient de mettre à la vente les produits subventionnés, notamment l’huile, le sucre, la farine, le pain, la semoule, le lait, le gaz butane, le ciment, dont les marges bénéficiaires sont fixées par la réglementation et peuvent exposer leurs auteurs à une fermeture administrative de leurs commerces.