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Nationale

Médéa : Séminaire national sur la réorganisation de l’ITAF

La problématique de la réorganisation des instituts techniques relevant du ministère de l’agriculture et du développement rural a été au centre des débats d’un séminaire national  de deux jours, du 19 au 20 septembre, portant sur “Les perspectives de la réorganisation de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAF).

Abrité par l’institut technique spécialisé en formation agricole (ITSFA) de Médéa, le séminaire auquel ont pris part les cadres de l’ITAF, les représentants des fermes de démonstration, les présidents des filières concernées (agrumes, oléiculture, arboriculture fruitière), a vu le présentation de plusieurs interventions consacrées aux propositions relatives aux conditions à mettre en place pour la relance de l’activité des instituts techniques dans le cadre de la concrétisation de la politique de sécurité alimentaire de l’Etat.

Dans l’exposé des motifs du projet de réorganisation de l’ITAF dans la perspective de s’inscrire dans ‘”une nouvelle vision économique” et l'”adaptation de sa vocation” au contexte actuel par une “redéfinition de ses missions en matière de prestations de service”, le séminaire a été marqué par de nombreuses interventions qui ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités techniques et scientifiques de l’institution, l’accompagnement efficient du développement arboricole et viticole…

Dans un plaidoyer sur le rôle qui doit être dévolu aux instituts techniques agricoles, M. Mendil Mahmoud, a mis en exergue l’importance de ces institutions qui sont les véritables dépositaires du savoir et des connaissances en matière de patrimoine génétique arboricole et viticole du pays. Dans une déclaration au Jeune indépendant, cet expert et ancien responsable de l’ITAF a donné son “avis sur la base de l’expérience vécue à la tête de cet institut” sur les autres instituts techniques qui, dira-t-il, ont été créés à l’époque de l’économie planifiée et qui sont passés par la suite par plusieurs réformes, prenant divers statuts: instituts de développement, instituts nationaux, instituts techniques, puis fusion pour mutualiser leurs moyens. 

“Ces instituts ont aujourd’hui un grand rôle à jouer avec des objectifs qui apportent un plus au niveau de la sécurité alimentaire et de la souveraineté du pays, notamment là où le secteur privé ne peut pas prendre en charge, l’agriculteur en tant qu’acteur principal ne peut pas prendre en charge. Avec le développement des forces productives nous allons aboutir à prendre en charge d’une manière collective ces missions.

Pour le moment, l’institut est l’espace idoine pour garantir d’abord le maintien des ressources du patrimoine génétique national, nous sommes un pays qui a une richesse incroyable en terme de patrimoine génétique arboricole et viticole. Le président de la République a beaucoup insisté et on voit ce qui a été réalisé ces derniers temps en matière de semences pour dire que l’Etat algérien donne une grande importance à la sauvegarde de ce patrimoine.        

Selon certains avis, l’on s’achemine vers la création d’une agence nationale qui englobera tous les instituts techniques dans le cadre de la nouvelle vision de l’Etat pour asseoir les conditions de l’autonomie de de ces instituts pour délivrer des prestations payantes et ainsi diminuer les charges endossées jusqu’ici par l’Etat, selon une feuille de route qui sera soumise aux pouvoirs publics.

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