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Nationale

Médéa : Libération des prisonniers et rejet de la présidentielle

Médéa : Libération des prisonniers et rejet de la présidentielle

Encore un vendredi de contestation porté par un Hirak déterminé à s’opposer à l’élection présidentielle et à revendiquer la libération des détenus d’opinion, bravant aussi le froid et la pluie.

C’est par processions que les citoyens ont commencé à se regrouper au point de ralliement situé à l’intersection des boulevards de l’ALN et du 5-Juillet, pour ensuite entamer une marche ponctuée par des slogans exigeant la libération des prisonniers d’opinion, notamment du moudjahid Lakhdar Bouregaa.

S’ébranlant en direction du siège de la wilaya, la foule a observé un arrêt de plusieurs minutes pour scander des slogans hostiles au système et aux figures le symbolisant qui sont toujours tapies dans les rouages de l’Etat.

Soutenant les exigences déjà exprimées par le HiraK lors des semaines précédentes, les marcheurs ont encore une fois réitéré leur rejet de l’élection présidentielle, répétant à l’envi “Wallah ma n’voti” (Je ne voterai), “Yetnahaw gaâ” (Qu’ils partent tous).

Les citoyens, toujours nombreux, ont même déclaré qu’ils ne baisseront pas de vigilance et qu’ils resteront « des inconditionnels du mouvement populaire et continueront à sortir dans la rue pour exiger le départ du pouvoir qui utilise toutes sortes de manœuvres pour se maintenir ». Un habitué des marches a aussi déclaré qu’il ne voit aucune sortie de crise “si les élections sont maintenues dans ces conditions car, en fait, elles n’arrangent que ceux qui sont pressés d’organiser leur déroulement et qui, en fin de compte, ne serviront que le système pour se régénérer ». Après avoir sillonné les quartiers proches du siège de la wilaya, la procession s’est par la suite dirigée vers le siège de la coordination de l’ANIE, en scandant « Gaïd dégage », « La washington, La Paris, echa3ab houa sayed » (Ni Washington, ni Paris, le peuple est souverain).

Commentant l’entrevue du chef de l’Etat avec son homologue russe, un citoyen ne manquera pas de considérer que « personne n’est dupe, ce n’est probablement que par diplomatie que Poutine a demandé des informations sur la situation en Algérie, lui qui est le pur produit des services secrets ».

“Il s’agit pour le peule épris de liberté et de démocratie de maintenir la flamme du hirak grâce auquel il pourra avoir la parole libre après plusieurs années de musellement et de peur”, a tenu à souligner un autre citoyen pour qui “le système ne pourra pas se maintenir contre la volonté du peuple”.

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