Médéa: Les autorités recourent à l’ouverture de structures extrahospitalières.
Pour faire face à la flambée de l’épidémie enregistrée au cours de ces dernières semaines et l’amplification de la pression sur les capacités des établissements hospitaliers arrivées à saturation, les autorités envisagent de recourir à l’ouverture de structures extrahospitalières (hôtels, internats) pour accueillir les nouveaux malades atteints du covid-19.
C’est ce qui ressort de la déclaration du directeur de la santé et de la population (DSP), Mohamed Cheggouri, qui qualifie la situation de grave et de pire que les précédentes vagues où le pic atteignait environ 850 patients à travers l’ensemble des hôpitaux de la wilaya.
« C’est une course contre la montre qui est menée par le corps médical et soignant pour appliquer le protocole sanitaire préconisé et en même temps trouver l’oxygène nécessaire pour tous les patients admis dans les services hospitaliers, induisant une grande pression sur cette matière vitale (oxygène). Il faut savoir que les lits d’hospitalisation sont entièrement occupés, comme c’est le cas à Médéa, Berrouaghia et Ksar El Boulhari ».
C’est alors que des associations et des particuliers se sont mis à la disposition de la cause en constituant des chaines de solidarité pour collecter l’argent nécessaire à l’acquisition de générateurs d’oxygène au profit des hôpitaux de la wilaya et ainsi éloigne le spectre de la rupture de cette matière indispensable à la respiration.
A ce titre, 4 associations relevant des plus grandes dairas sont parvenues à rassembler les montants exigés et ont déjà passé commande auprès des fournisseurs, comme c’est le cas de la société civile de Béni-Slimane qui a déjà reçu une autorisation pour l’importation d’un générateur destiné à l’EPH de la ville.
L’actualité locale en matière de propagation de la pandémie et les ruptures de stock d’oxygène, l’adhésion de la population à l’appel à la solidarité citoyenne pour l’acquisition de générateurs d’oxygène, relayées par les réseaux sociaux n’a pas manqué de faire réagir le directeur de la santé et de la population (DSP), Mohamed Cheggouri.
Dans une déclaration à la radio locale, ce dernier a estimé que ce genre d’actions citoyennes mérite d’être valorisé. Car, dira-t-il, Il ne faut pas oublier que le mouvement associatif a été au-devant des toutes les actions de solidarité depuis le début de la crise, en fabriquant et en distribuant des bavettes au public à l’intérieur de la wilaya et même au-delà.
« Tout récemment, d’autres initiatives ont été lancées par des associations caritatives pour l’achat de générateurs d’oxygène pouvant produire l’équivalent de 6000 litres par heure. Des associations sont arrivées à collecter les montants des prix d’achat des générateurs, ont passé commande auprès des fournisseurs et attendent de réceptionner leurs marchandises. Jusqu’alors 2 associations ont pris attache avec la DSP pour lui accorder son aide et pour les accompagner dans leurs démarches ».
A propos de la campagne de vaccination contre le virus corona, la wilaya de Médéa est parmi les wilayas les mieux classées avec un taux d’environ 15 % de personnes vaccinées, alors que le taux national oscille autour de 9 % à 10 %, a déclaré le DSP.
« A la date d’aujourd’hui, nous sommes parvenus à vacciner plus de 150.000 personnes. Nous avons réceptionné 40.000 doses de vaccin cette semaine, une quantité qui sera utilisée au cours de la semaine qui suit, 6.000 à 7.000 personnes sont vaccinées chaque jour. La partie sud-ouest de la wilaya, notamment les dairas de Chahbounia et Aziz enregistrent des rythmes de vaccination non satisfaisants ».