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Nationale

Médéa: Le mouvement de contestation maintient ses revendications

Médéa: Le mouvement de contestation maintient ses revendications

Si l’actualité politique n’a pas été éclipsée par les nouvelles donnes, dont l’événement sportif continental, c’est que l’esprit de discernement et de résistance continue de prévaloir au sein de la population du Titteri.
Des milliers de personnes ont bravé la chaleur pour occuper les rues de la ville et réitérer pour le 23e vendredi consécutif, un changement radical, rejetant ce qu’ils ont qualifié de solutions de « replâtrage » sans lendemain. L’installation d’un panel de personnalités désignées par la Présidence pour conduire le dialogue national n’a pas eu d’effet sur la rue et n’a pas détourné l’attention des citoyens qui continuent d’ailleurs de revendiquer le départ du système et la libération des prisonniers d’opinion. Parmi ces derniers, une icône de la Révolution armée, le moudjahid Lakhdar Bouregâa qui a été incarcéré pour avoir exprimé son opinion, malgré son âge avancé et son état de santé fragile. Ce qui est confirmé par les slogans arborés par les citoyens reprenant dans leur ensemble la revendication demandant le départ des symboles du système et l’instauration d’un Etat démocratique basé sur le respect des droits à l’expression libre et à la liberté d’opinion. L’exigence de la construction d’un Etat civil est encore réitérée par la foule qui demande « Dawla madania machi askaria » (Etat civil, non militaire) et rejette la continuité du pouvoir par ceux qui ont été à l’origine de la faillite et les artisans de la gabegie. Interrogé par le Jeune Indépendant, un manifestant quadragénaire, cadre dans une société nationale, a affirmé qu’un dialogue franc et libre pour l’avènement d’une Algérie nouvelle est souhaitable, mais un dialogue qui maintient le même système ou donne lieu à un Président qui sert de façade est rejeté catégoriquement. Un autre manifestant, enseignant de son état, estime que le panel mis en place n’est qu’une diversion, ajoutant que « les autorités ne sont pas sincères vu qu’elles ne libèrent pas les prisonniers d’opinion arrêtés lors des manifestations et continuent à appliquer des mesures sécuritaires contraignantes sur les manifestants ». 

De Médéa, Nabil B.

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