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Nationale

Médéa : Le braconnage en temps de neige se multiplie

Médéa : Le braconnage en temps de neige se multiplie
La chasse illicite s’est multipliée durant ces derniers jours de froid et de neige, une  par des personnes malintentionnées qui ne se sont pas empêchées de s’adonner au braconnage, abattant un gibier rendu vulnérable à capturer du fait de ses traces qui sont laissées sur le sol enneigé.
Agissant dans l’illégalité, les braconniers préfèrent chasser par temps neigeux parce que les animaux sauvages sortent de leurs abris pour aller chercher de quoi se nourrir afin de résister au froid.
Bravant la réglementation qui interdit la chasse en temps de neige , les braconniers ne se souciant pas de l’équilibre de la biodiversité, ratissent les zones forestières où les espèces de proies prisées pour leur viande sont tuées.
Lièvre, lapin, sanglier, merle noir, grive, perdrix, furet, porc-épic, font partie des espèces qui sont tuées facilement par les braconniers qui ne rentrent pas bredouilles chez eux, mais avec des gibecières bien remplies.
Des citoyens soucieux de l’environnement et de la protection de la faune se sont même insurgés contre le passage sur une chaîne de télévision d’un reportage montrant un chasseur abattant des lapins et même un aigle est une espèce protégée.
Pour les services forestiers, la chasse n’est toujours pas autorisée même si des chasseurs ont été formés et des permis de chasse préparés pour être distribués à leurs bénéficiaires.
Car, il s’agit de lutter contre la prédation causée par la chasse illicite qui ne fait qu’occasionner des pertes à la faune locale, utilisant tous les moyens pour capturer le gibier, notamment fusils, lances, furets et chiens sloughis, etc.
Cependant, la fédération des chasseurs qui, dans une déclaration dénonce la chasse illicite, n’a pas manqué de faire état d’une importante prolifération du sanglier dans les zones proches des massifs forestiers, notamment dans la partie ouest de la wilaya où les fellahs menacent de recourir à l’usage de moyens de destruction prohibés pour lutter contre cette espèce nuisible pour les récoltes.
Le recours à l’épandage du poison appelé « LANAT » provenant de la contrebande de pays comme l’Egypte et la Jordanie et vendu sous le comptoir dans les drogueries, est une menace pour la faune et la flore et la nappe phréatiques, selon M. Mohamed Boukhatem, président de la fédération de wilaya des chasseurs.
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