Médéa : Des céréaliculteurs demandent la levée de la TVA sur les intrants – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Médéa : Des céréaliculteurs demandent la levée de la TVA sur les intrants

Médéa : Des céréaliculteurs demandent la levée de la TVA sur les intrants

Accueillie avec satisfaction, la dernière mesure de l’Etat de relever le prix d’achat du blé dur, qui passe de 4 500 DA à 6 000 DA auprès des agriculteurs, est jugée insuffisante par les céréaliers, notamment les multiplicateurs de semences qui attendent la levée de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur les intrants affectant les engrais et les produits phytosanitaires.

Pour les agriculteurs de la région des Hauts Plateaux où sont localisées les zones à potentiel productif des variétés de blé dur, de blé tendre et d’orge, il est attendu d’autres mesures de réduction des taxes touchant les engrais et le matériel aratoire utilisé dans la production et la récolte des céréales.

C’est l’avis exprimé par un professionnel de la filière céréales de la zone steppique de Chellalet El-Adhaoura, pour qui la mesure prise par les pouvoirs publics de soutenir les prix d’achat des céréales est à valoriser et encourage les céréaliers à continuer à se conformer à l’itinéraire technique suggéré par les services techniques en matière de multiplication des semences.

Cependant, a-t-il dit, l’objectif de production de la campagne agricole dépend aussi de l’aléa climatique étant donné le déficit pluviométrique enregistré depuis le mois de décembre risque de compromettre les prévisions de production fixées par les professionnels de la filière.

En effet, « les importantes superficies emblavées ont besoin d’eau en cette période de sécheresse, qui coïncide avec la phase de croissance des céréales, poussant les agriculteurs à utiliser l’irrigation d’appoint, comme suggéré par les services techniques du secteur, et ce après examen du bilan pluviométrique ».

C’est le constat fait sur le terrain concernant les communes situées dans la partie steppique de la wilaya dont celles de Ksar El-Boukhari, Aziz, Saneg, M’Ftah, Oum Djellil, Boughezoul, Bouaiche, lesquelles n’ont pas enregistré de précipitations depuis presque une année. Alors que l’orge devrait normalement être au stade de pré-tallage et de tallage des tiges, aucune levée de tiges n’a été observée sur les parcelles emblavées en orge, situation nécessitant le recours à l’irrigation d’appoint jusqu’à arriver à un niveau égal à 10 ou 12 mm de précipitations, a expliqué Rachid Karmezli, chef de service et inspecteur phytosanitaire et chargé des maladies et ravageurs de culture à la direction des services agricoles de Médéa. 

Cependant, le recours à l’irrigation d’appoint n’est pas sans induire des frais supplémentaires pour pallier le manque de précipitations, et ce en engageant des dépenses de consommation de carburant (mazout) et de location de matériel de pompage et d’irrigation, selon un professionnel céréalier de Chellalet El-Adhaoura, pour qui l’Etat doit apporter son soutien financier en accordant, d’une part, des facilitations en matière d’accès au crédit bancaire et en mettant, d’autre part, les conditions de levée des entraves bureaucratiques concernant le règlement du problème d’exploitation des terres « arch », sachant que d’importantes superficies relevant de ce statut dans la région sont recensées et restent, chaque année, en jachère faute de documents permettant leur exploitation par des tiers. Une perte de production inestimable pour l’agriculture dans la région.

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