Il y a 63 ans tombé le colonel M’hamed Bougara
La wilaya de Médéa a commémoré, jeudi, le 63e anniversaire de la mort du colonel M’Hamed Bougara, Commmandant de la wilaya IV historique, tombé au champ d’honneur le 5 mai 1959 sur les hauteurs des monts d’Oued Bouachera, 20 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya.
La cérémonie de recueillement a eu lieu au niveau de la stèle commémorative du chahid, en présence des autorités civiles et militaires, de parlementaires et sénateurs, du délégué local de l’Autorité nationale des élections, de personnalités et de membres de la famille du chahid.
Après le dépôt d’une gerbe de fleurs et la lecture de la Fatiha à la mémoire du chahid, le secrétaire de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidine, Fouad Chahouati, a prononcé à cette occasion une allocution dans laquelle il a évoqué le combat du chahid et ses hauts faits d’arme et ses qualités de meneur d’hommes.
« La célébration de l’anniversaire du chahid marque la continuité de l’esprit de la révolution entre la génération de la révolution armée, celle de M’Hamed Bougara et les jeunes générations de l’indépendance pour la poursuite du chemin tracé et pour préserver les acquis ».
Il retracera le combat du martyr Bougara et sa résistance contre l’occupant colonial et sa mort au champ d’honneur après un violent accrochage avec les forces ennemies, sachant que sa dépouille est demeurée introuvable jusqu’à ce jour.
Le colonel Si M’Hamed Bougara, chef de la wilaya IV historique est né le 2 décembre 1928 à Khemis Miliana. Après des études à l’école primaire et l’initiation aux préceptes de la religion dans sa ville, il ira continuer ses études à l’université Zéïtouna de Tunis. Il pratiquera le métier de soudeur électrique dans sa ville natale et occupera par la suite un emploi au centre de formation professionnelle.
Formé à l’école du scoutisme, il adhérera au parti du peuple algérien (PPA) puis au MTLD. Il connaitra la prison coloniale le 08mai 1945 pour avoir participé aux manifestations qui ont eu lieu à travers plusieurs régions du pays.
L’homme était de ceux qui avaient la ferme conviction que seule la voie armée pouvait mettre fin à l’ordre colonial, en rejoignant la révolution dès les premières heures de son déclenchement.
Promu à différentes responsabilités et au grade d’adjoint politique en 1955, son nom est cité dans les nombreuses batailles auxquelles il prit part, lui valant la reconnaissance des chefs historiques et sa promotion au grade de capitaine. Il prendra part au congrès de la Soummam le 20 août 1955 qui lui reconnut le rôle de chef politique au sein de la wilaya IV. Il est promu au rang de colonel et chef de la wilaya IV, en 1958.