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Nationale

Mécontentements des parents d’élèves à Bejaia

Mécontentements des parents d’élèves à Bejaia

Si la rentrée scolaire a eu lieu dans de bonnes conditions dans la majorité des établissements de la wilaya de Béjaïa il n’en demeure pas moins qu’elle n’a pas eu lieu ou été très perturbée dans une dizaine d’établissements. C’est le cas de l’école primaire à Ighil Larbaâ dans la commune de Barbacha et Frères Soummari à Béjaïa, où les parents d’élèves n’ont pas hésité à marquer leur mécontentement sur la gestion de ces écoles. Pour le faire savoir et exprimer leur colère, ils ont décidé de retenir leurs enfants à la maison.

A Ighil Larbaâ, les parents d’élèves protestent, pour la deuxième année consécutive, contre les mauvaises conditions de cet établissement et surtout la dégradation des infrastructures dont la cour, les toilettes et les classes, entre autres. De ce fait, les parents ont jugé que l’état de cette école ne permet pas de recevoir les élèves dans de bonnes conditions. Ils relèvent ainsi comme causes « la dégradation de la cour d de l’école, des sanitaires et des salles de classe objet d’infiltrations des eaux pluviales ». Ils se sont regroupés devant le portail du primaire avec leurs enfants et ont refusé à ces derniers de rejoindre les classes en guise de protestation. Ils demandent aux responsables de la direction de l’éducation de venir sur place pour constater la situation lamentable de cette école. Pour les autorités municipales, « les problèmes soulevés sont pris en charge et une entreprise pour les travaux de réfection est sur place, et ce sont les parents d’élèves qui empêchent la poursuite des travaux ». Une opération de nettoyage a même été organisée par les habitants pour l’embellissement de la façade de l’école. Une rencontre devait avoir lieu entre les responsables et ces parents d’élèves afin de trouver un terrain d’entente.

A l’école Frères Soummari, les parents ont eu recours au même procédé. Ils sont en colère, eux aussi, contre le retard accusé dans la réfection des classes et la dégradation en général de l’établissement, entre autres. Notons aussi que le Lycée Mohand-Ameziane-Benyahia de Barbacha a vu le un débrayage des enseignants. Lesquels contestent le retour d’un ancien directeur à cet établissement, considéré comme « persona non grata ». Le collectif des enseignants relève un problème de relation et de communication avec ce chef d’établissement. Ils demandent à la direction de l’éducation d’affecter un autre directeur afin de retrouver le calme et la stabilité dans ce lycée. Ils rappellent le fait que ce dernier était contesté par tout le monde dans le passé. A Toudja, les parents d’élèves de l’école Zoubir-Ali de Bouhatem ont, également, protesté contre la dégradation des infrastructures de l’établissement dont les infiltrations des eaux pluviales dans les salles, la dégradation des logements de fonction des enseignants au point de provoquer des fuites des eaux usées, notamment. Le P/APC avait saisi, dit-on, les autorités concernées et une fiche technique de 800 millions de centimes a été élaborée et transmise à qui de droit, mais rien n’a été entrepris à ce jour, a-t-on appris.

Pour sa part aussi, l’association des parents de l’école primaire Hassani El-Hachemi d’Aokas, a soulevé, pour la deuxième année consécutive, le problème du logement de fonction occupé par un ancien directeur, alors que l’actuel chef d’établissement, censé être logé sur place, a eu recours à une location. Notons qu’au lycée d’Ighil-Ouazoug, des enseignants n’ont pas pu signer leurs procès-verbaux de reprise du fait que le directeur de l’établissement leur a refusé de le faire. Ces enseignants seraient partis en vacances sans signer les PV de sortie à la fin de l’année scolaire 2017/2018.

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