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Nationale

Me Amara Mohsen devant le procureur de la République

Me Amara Mohsen devant le procureur de la République

Placé en garde à vue au commissariat de Saïd-Hamdine à Bir Mourad Raïs, Me Amara Mohsen sera présenté ce mardi au procureur de la République du tribunal de Bir Mourad Raïs.

Il répondra devant le procureur de la République, Boudraa Abdelaziz, avant qu’il ne soit déféré au juge de la section de la comparution, des graves accusations portées à son encontre par la présidente du tribunal correctionnel près la même juridiction. La juge accuse l’avocat, qui est poursuivi dans plusieurs affaires similaires, de l’avoir injuriée dans l’exercice de ses fonctions lors d’une audience de détenus.

Me Abdelmadjid Sillini, premier responsable du barreau d’Alger, qui avait animé un point de presse l’année dernière au bâtonnat d’Alger à El-Annassers, avait déclaré devant les journalistes que « Amara Mohsen ne fait plus partie de la corporation des avocats de la région d’Alger. Il est frappé d’interdiction d’exercer la profession suite à une décision prise à l’unanimité par les membres du conseil de l’ordre du barreau d’Alger.

Il n’ouvre plus droit à parler en qualité d’avocat. Je me réserve le droit de le poursuivre en justice pour les propos diffamatoires qu’il ne cesse de répéter à chaque fois que l’occasion lui est donnée ».

Le point de presse a été organisé en réplique aux déclarations faites, rappelons-le, par Me Mohsen Amara à la chaîne de télévision privée El Nahar, où il a dressé un dur réquisitoire contre l’actuel bâtonnier allant jusqu’à déclarer que « Me Sillini Abdelmadjid considère que le bâtonnat est un bien privé et qu’aucun avocat n’a le droit de parler sans autorisation ! ».

Me Sillini a d’emblée affirmé que « M. Amara Mohsen a fait des déclarations fracassantes à la presse alors qu’il n’a pas le droit de parler en tant qu’avocat.

Il parle au nom de l’ex-patron de la Sonatrach, M. Meziane, poursuivi dans une affaire de malversation alors que sa famille (Meziane) lui a retiré sa confiance et refuse de la représenter devant les instances judiciaires et plus précisément devant le tribunal criminel « .

Le bâtonnier a par ailleurs indiqué que « Amara Mohsen fait l’objet de pas moins de 18 affaires pénales, suite à des plaintes déposées contre lui par des avocats, dont des membres de l’ordre des avocats de la région d’Alger.

La plupart des accusations sont liées aux insultes et injures que ce dernier lance à l’encontre de ses ex-collègues dont des femmes, au vu et au su notamment des justiciables ».

Il a en outre souligné qu’il se réserve le droit d’ester son ex-auxiliaire en matière délictuelle pour l’avoir insulté à maintes reprises, tout en précisant que Amara Mohsen a été déjà condamné dans une affaire similaire par le président du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed à une peine de six mois de prison ferme.

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