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Sports

MC Alger : un Doyen dans la tourmente

MC Alger : un Doyen dans la tourmente

Pour le dire, Mohamed Laïb, le très avisé président de l’USM Harrach : « Une bonne équipe, ce n’est pas de grands noms. » Plus loin, il ajoutera que « ce n’est pas non plus les seuls gros budgets qui brillent. » 

Et son équipe (1ère au classement général provisoire en cette fin de l’ « aller » où elle a damé le pion aux plus grands en cette moitié d’exercice 2014-2015 ressemblant aux précédents pour des banlieusards sans moyens exceptionnels, voire limités mais à nouveau au rendez-vous des rôles principaux ) qui devrait fêter son titre honorifique de champion d’hiver dès ce soir à l’arrivée de la 15e étape de Ligue1 « Mobilis » et le derby du « 20 août » face au CRB, brille particulièrement.

Pendant ce temps-là, c’est en position de lanterne-rouge que le Mouloudia algérois, dans la tourmente et prenant un vrai coup de vieux, accueille à Bologhine une formation qu’on pourrait qualifier de « démunie », croulant sous les problèmes en tout genre mais qui, bien calée dans une position d’attente pour sa 2ème saison en élite, tire son épingle du jeu. Peut, peut-être, prétendre déjà au maintien.

Le RC Arbaâ qui, comme l’USMH, donne la leçon aux grosses cylindrées. A l’exemple de « rouge et vert » qui n’y arrivent vraiment pas. Sont en chute libre. En déroute. Dans l’obligation, maintenant qu’ils sont écartés de la course à leur auto-succession en Coupe d’Algérie (dépossédés d’entrée d’épreuve-reine, dès les 32e de finale, de leur dû après leur élimination face au CSC), de se concentrer sur la seule et pas évidente (ils bénéficient toutefois d’une autre moitié de championnat pour éviter le purgatoire) opération-sauvetage.

Trop peu pour un club habitué aux titres. En contradiction avec son histoire et son prestige. Sans rapport avec les énormes apports (en milliards sonnants et trébuchants, quelque chose comme 5 milliards de centimes sortant mensuellement des caisses pour honorer les salaires faramineux de joueurs plus que contestés) de la 1ère et plus riche entreprise nationale, le géant pétrolier, Sonatrach.

Le Mouloudia d’Alger, comme le renvoie sa peu reluisante place (bon dernier) au classement général de Ligue 1 « Mobilis », ne sait plus gagner, perdu son football et la confiance de ses supporters qui ne comprennent pas que leur sigle favori soit tombé aussi bas. Met tout simplement le bonnet d’âne.

Conclusion, tout semble donner raison au N°1 harrachi qui inflige ainsi la preuve que la réussite se construit ailleurs que dans les noms qui composent l’effectif et encore moins les moyens mis à sa disposition quand on voit à quel rôle est réduit un Mouloudia algérois sur la pente raide et accouchant d’un gâchis monumental. Sombre trajectoire pour un grand nom du football national qui a toutefois et largement les moyens de revenir aux devants.

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