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Culture

Martha, Une ombre de James Brown sur Constantine

Martha, Une ombre de James Brown sur Constantine

La troisième soirée du Festival international Dimajazz sera animée, ce lundi 21 novembre, au Zénith-Ahmed-Bey, par la soul de Martha High et le rock de Djamel Sabri avec son groupe Les Berbères.

Une diva de la soul music a fait escale ce lundi à Constantine. Pour ceux qui n’étaient pas avertis, celle qui fut « gâtée » durant trente ans par l’incroyable James Brown, aura en tout cas réussi à leur tirer quelques involontaires déhanchements.

La salle du Zénith Ahmed-Bey fut plongée l’espace de deux heures dans une spontanée méditation que seuls des doués peuvent en avoir le secret. Et, Martha en avait en abondance. Martha High, une transfuge des années glorieuses de la soul a réussi à mettre le public du Dimajazz en extase.

Dans une salle remplie à moitié, mais acquise sans retenue au genre musical sortie des fins fonds des ghettos afro-américains dans les années 1960, celle qui fut choriste de James Brown du début de sa carrière en 1970 jusqu’aux années 2000, puis de Maceo Parker avant de s’émanciper en solo, n’a pas laissé de répit aux « âmes » peu amènes.

Martha Hugh fera planer toute l’assistance dans « sa » dimension. Aidée par trois cuivres, un guitariste, un bassiste, un batteur et un claviériste et surtout deux choristes, elle étalera avec succès quelques uns de ses tubes.

Des morceaux bien choisis de son dernier album Singing for the good times, une douzaine de chansons en tout, plus belles les unes que les autres. Avant de finir avec une représentation où l’improvisation de ses musiciens révèlera le talent de chacun d’entre eux. « Un spectacle plein d’amour et de sincérité, merci Dimajazz », dira au sortir de la salle, une habituée du festival.

Bechtola fait vibrer le Zénith

Un peu plus tôt, la star de la chanson chaouie Djamel Sabri fera son show. Sabri et son groupe Les Berbères réussirent à faire vibrer à leur manière la salle Ahmed-Bey.

Devant un public qui donnait en tout cas l’impression de connaître le répertoire peu florissant (trois albums en tout) de celui qu’on surnomma pendant longtemps « Bechtola » en référence à son fameux tube qui l’a entre autre fait révéler au grand public.

Avec ses mouvements chorégraphiques sur scène dont il a seul le secret, le « Mick Jagger algérien » comme aiment à le surnommer ses fans semblait « planer comme un oiseau », porté par des nuages face à un public qu’il dit avoir découvert. Il fera un retro et revisitera ses meilleurs tubes dont Bechtola ou encore Yemma El Kahina.

Djamel Sabri, pour qui le commissariat du festival a bien voulu rendre un hommage particulier, à l’occasion de cette quatorzième édition de Dimajazz, a tenu d’ailleurs au cours d’une conférence de presse à remercier les organisateurs.

« Cela m’a fait vraiment chaud au cœur », a t-il affirmé, vantant au passage la qualité et le niveau du festival. Pour lui, le brassage qui fait que des chanteurs et musiciens de divers horizons se rencontrent est excellent et « c’est pour moi un honneur que de répondre présent ».

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