Maroc:16 militaires opérant à la frontière avec l’Algérie arrêtés pour désobéissance
Un total de 16 militaires marocains dont des officiers accusés de « désobéissance » ont été arrêtés par la gendarmerie relevant de la région de l’Est du royaume près de la frontière avec l’Algérie, rapportent mercredi plusieurs médias marocains.
Selon le procureur général du roi près le tribunal militaire de Rabat, cité par les mêmes sources, les 16 soldats travaillant dans la zone d’Aïn Beni Mathar, dans la banlieue d’Oujda, sont poursuivis pour «commission de crimes constituant une violation des consignes militaires générales et refus d’obtempérer».
Le juge d’instruction chargé de l’enquête a ordonné la détention de 13 militaires et la libération provisoire de trois autres. Les mis en cause sont incarcérés à l’aile militaire de la prison d’Al-Arjat 1, située dans la commune de Essehoul, ont précise la même source.
L’arrestation des gardes-frontières est justifiée par «la gravité de leurs actes criminels commis dans l’exercice de leurs fonctions», a indiqué le procureur.
Parallèlement à l’instruction judiciaire, un rapport sur cette affaire a été transmis à l’inspecteur général des Forces armées royales (FAR), au commandant de la région militaire de l’Est, et au ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale.
Il n’a pas été précisé quel acte de désobéissance ces militaires ont commis. Toutefois, selon plusieurs témoignages de marocains, ces militaires auraient critiqué le haut commandement pour sa brutalité contre les migrants africains notamment à Oujda.
Plusieurs militaires marocains ont été emprisonnés pour avoir critiqué le régime marocain notamment le roi tandis que d’autres ont été radiés de l’armée.
Des appelés aussi ont été condamnés à la prison ferme par le tribunal militaire de Rabat pour refus d’exécuter des ordres donnés par leurs chefs.