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Nationale

Maroc : un Etat délinquant et une menace pour la sécurité

Maroc : un Etat délinquant et une menace pour la sécurité

La récente affaire de trafic de drogue en liaison avec le Maroc découverte par la police française révéle avec stupeur l’étendu d’un fléau transfrontalier, conjugué au terrorisme, qui constitue la principale menace à laquelle est confrontée la communauté internationale.

Reprise par de nombreux medias européens, l’affaire qui portait sur un trafic de cannabis et un blanchiment de 400 millions d’euros ayant atterri au Maroc.
C’est dans ce contexte que le ministre des affaires étrangères Abdelkader Messahel a lâché les quatre vérités à l’endroit du royaume chérifien lors de l’université de l’été du Forum des chefs d’entreprise (FCE).
Même s’il a été avare en détails, réserve diplomatique obligeant, Messahel n’a fait que remettre au gout du jour un background de notoriété publique et de surcroit étayé par des rapports internationaux et des enquêtes policières à travers le monde.

Les participants à Alger à la première réunion régionale du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) ont fait du trafic de drogue et de son corolaire le terrorisme des questions majeures dans leur agenda.
Les experts avaient pointé du doigt le laxisme des pays d’où partent les tonnes de drogue et les cortèges de terroristes.
Le Maroc constitue selon le département d’Etat américain et l’Union Européenne le principal pourvoyeur de cannabis et de djihadistes.

Le Centre international de lutte contre le terrorisme (ICCT) que les djihadistes marocains, affiliés à l’organisation Daech commettent le plus d’attaques suicides en Syrie, Irak et ailleurs. Le Think tank basé au Pays-Bas a recensé 923 attaques suicides entre le 1er décembre 2015 et le 30 novembre 2016 commis par des Djihadistes dont des marocains.


Terroristes marocains authentifiés dans les rangs de Daech à Raqqa, Syrie (Photo: DR)

Des statistiques européennes font état de la présence de quelque 1 600 marocains dans les rangs de Daech. En affirmant que la compagnie aérienne marocaine (RAM) ne transportaient pas que des passagers civils, le chef de la diplomatie algérienne rappelaient, à qui voulait l’entendre, le flux massif et inhabituel des marocains en 2016 qui transitaient par l’aéroport d’Alger pour se rendre en Libye dans l’éventuelle perspective de renflouer les rangs de Daech.
Au moins 500 Marocains ont été arrêtés alors en une journée à l’aéroport d’Alger. Ils projetaient de se rendre en Libye pour du « travail « sans fournir les preuves de contrats d’embauche. Abdelkader Messahel avait convoqué l’ambassadeur du Maroc pour lui faire part de ces mouvements suspects et des craintes algériennes quant à la prolifération des terroristes dans ce pays notamment ayant fui la Syrie et l’Irak.

Des supporters du RAJA Casablanca brandissent un étendard de Daech le 29 septembre 2014 (capture vidéo Youtbe)

Hier, Abdelkader Messahel, a recadré le débat sur terrorisme et le crime organisé transnational. Dans cet optique, Il a plaidé, pour « un renforcement des instruments nationaux, régionaux et internationaux de lutte contre ces fléaux. Il a fait souligné que « la résolution 1373 du Conseil de sécurité avait d’ailleurs établi, en 2001 déjà, un lien entre le terrorisme et le crime organisé transnational ».

Un Etat délinquant
Il est ainsi évident que le trafic de drogue et le terrorisme font du Maroc un Etat délinquant et un danger pour la sécurité internationale.
Dès lors les propos de Messahel au FCE coulaient de source et confirmait au demeurant une insoutenable réalité que les officiels marocains tentent vainement d’occulter avec force tapage médiatique. Le déferlement de la presse marocaine avec son florilège de contre-vérités sont contrariés par des faits et des statistiques unanimement endossés par la communauté internationale. Le trafic de cannabis constitue prêt d’un quart du PIB du Maroc (23%).
C’est ce que soulignent des données de l’Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), organe onusien où le Maroc est membre. Encore plus, l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) stipule dans un rapport que 70% de la résine de Cannabis saisie en Europe est produite du Maroc.

De la drogue marocaine saisie à Tlemcen (ouest) par la gendarmerie algérienne (Photo: DR)

Ce rapport s’appuie sur des informations fournies par l’Espagne, pays de transit de la drogue vers les pays européens. Il y a lieu de faire remarquer qu’il ne s’agit là que des drogues saisies. Ces informations sont également reprises en détail par la fameuse émission scientifique “les dessous des cartes” que diffuse la chaine de télévision franco-allemande “ARTE” .
Le Maroc ne s’est senti offusqué ni par le rapport du Département d’Etat américain, ni par celui de l’ONUDC où il est dument représenté, encore moins par l’Observatoire européen voire la chaine ARTE.

La voix officielle du Maroc, encore moins les médias marocains, ne se sont pas exprimés sur ces contenus flagrants pour une raison bien évidente ; le Maroc a préféré se taire et laisser passer ces rapports sous silence, car une quelconque réaction aurait suscité la curiosité d’un plus grand nombre d’observateurs, y compris des profanes, sur cette réalité du Maroc, de ce qu’il est et de ce qu’il fait.
Mais pour les marocains, puisque c’est l’Algérie qui le dénonce cette fois-ci, il était hors de question qu’ils laissent passer une telle occasion pour mener toute les attaques possibles ; contre le pays, le peuple, le gouvernement et les personnes.
C’est parce qu’il s’agit de l’Algérie, que le Maroc considère comme l’ennemi de sa prétendue « intégrité territoriale « , incluant le Sahara occidental, alors que la communauté internationale dans son ensemble ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur ce territoire non-autonome depuis 1963.

Une hostilité viscérale
Le Maroc a fait de l’hostilité à l’égard de l’Algérie un mode opératoire récurrent et une doctrine inchangée. L’incident du drapeau algérien brulé par des marocains à Rabat (aucune condamnation n’a été prononcée contre les mis en cause) a été la parfaite illustration de cette hostilité viscérale, alors que l’Algérie a tout mis en place pour protéger les locaux diplomatiques du Maroc à Alger.
C’est pourquoi force est de reconnaître que l’Algérie n’a pas besoin de recevoir des leçons de diplomatie de quiconque, encore moins d’un Etat qui foule du pied la légalité internationale. En décochant des flèches contre l’Algérie, le Maroc cherche pas à se défendre contre les déclarations de Messahel au sujet du trafic de drogue et de terrorisme, mais plutôt pour atteindre les trois objectifs.
Premièrement, Rabat tente détourner l’attention sur la récente Affaire de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, sur laquelle la Justice française mène une enquête pour démanteler un réseau de trafic de drogue entre le Maroc et la France et où des sociétés servent de façade pour blanchir l’argent de drogues.

Sachant que la production de cannabis s’élève à 700 tonnes métriques, il est évident qu’une partie majoritaire de cette production quitte le Maroc pour d’autres destinations dont l’Europe, et par voie de conséquence, l’argent de cette drogue ne peut être que blanchie pour être retourné au Maroc.
En plus, il est tout aussi évident qu’une telle production importante ne peut être atteinte sans la bienveillance, sinon la complaisance des autorités marocaine.

Deuxièmement, le Maroc essaye de détourner l’attention sur ses échecs répétés dans le dossier du Sahara Occidental. Rabat qui ignore complètement les véritables réalités du continent africain a cru que les Africains, dignes qu’ils sont, cèderont à ses pressions et sa « politique du chéquier « et accepteront de l’accueillir à l’Union africaine sur le dos de la République Sahraouie.

Brahim Ghali, Président de la RASD, lors du 28e sommet de l’Union africaine (Photo: AUC).

Le Maroc essuiera un sévère camouflet lorsque que les Etats africains ont refusé d’expulser la RASD à Kigali en Juillet 2016 et au Sommet Afrique-monde arabe à Malabo en novembre 2016.
Troisièmement, il s’agit de détourner l’attention de la situation intérieure au Maroc : la contestation dans la région du Rif au Maroc, suivie par le monde entier, a été opprimée par les autorités marocaines par tous les moyens. De nombreuses organisations internationales en réagi en appelant ce pays à respecter les droits de l’Homme en toute circonstance.
 

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