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Maroc: Manifestation pour la libération de Soulaiman Raissouni

Maroc: Manifestation pour la libération de Soulaiman Raissouni

Des militants des droits humains et des journalistes ont manifesté, samedi devant le parlement à Rabat, pour appeler à la «libération immédiate» du journaliste Soulaiman Raissouni, condamné vendredi à cinq ans de prison et 100 000 dirhams d’amende, par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca.

Les manifestants ont dénoncé le verdict, en scandant des slogans hostiles à la répression du Makhzen et ses violations des droits de l’Homme. Les manifestants ont également critiqué les tentatives des autorités locales d’interdire le sit-in, qui s’est déroulé devant le Parlement, rapportent des sources sur place.

Le sit-in fait partie d’une dizaine de manifestations qui se sont déroulées dans d’autres villes marocaines, à l’appel du «Comité de soutien de Soulaiman Raissouni, d’Omar Radi, de Maati Monjib et des autres victimes des atteintes à la liberté d’expression». Samedi, l’instance a déclaré le 10 juillet comme «Journée nationale de solidarité avec les détenus politiques, d’opinion et de liberté d’expression» en appelant à des sit-in à Marrakech, Rabat, Casablanca, Agadir, Tanger, Safi, Larache et Ksar El Kébir, entre autres.

Depuis mai 2020, M. Raissouni, 49 ans, est en détention provisoire à la suite d’une plainte d’un militant LGBT pour « agression sexuelle », des faits qu’il conteste. Ses soutiens dénoncent un « procès politique », tandis que le plaignant se défend d’être « instrumentalisé politiquement ».

Au Maroc comme à l’étranger, le cas du journaliste mobilise : des défenseurs des droits humains, des intellectuels, des responsables politiques avaient réclamé sa libération provisoire, en vain.

Le journaliste s’est dit prêt à assister à son procès, à condition « d’être transporté en ambulance et d’avoir un fauteuil roulant ». Son absence a été considérée comme un « refus » par la cour qui a décidé de poursuivre sans lui.

Son procès s’est déroulé en l’absence de ses avocats qui ne plaidaient plus depuis mardi pour protester contre le refus du juge d’hospitaliser puis de faire venir le prévenu, qui n’a pas été auditionné par la cour.

Après son arrestation, une pétition de soutien signée par une centaine de défenseurs des droits humains, des politiques et intellectuels avait dénoncé le « ciblage des journalistes et des défenseurs des droits humains critiques à l’égard des autorités, avec les mêmes méthodes basées sur des accusations sexuelles ».

Plus récemment, des partis politiques marocains avaient appelé à la libération de journalistes et à « créer un climat général positif basé sur un apaisement politique et la protection des droits humains ».

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