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Marchés pétroliers : Le baril reprend des couleurs

Marchés pétroliers : Le baril reprend des couleurs

Une hausse des prix du pétrole est une nouvelle qui ne manquera pas de réjouir le gouvernement en butte à une fin d’année budgétaire difficile.

Les cours du baril de brut ont connu une hausse significative hier sur les marchés mondiaux suite à des informations faisant état du désengorgement des stocks. La barre des 55 dollars le baril vient d’être largement franchie pour le Brent.

Bien qu’il ne s’agisse pas de flambée, ce prix a de quoi satisfaire certains Etats mono-exportateurs. En effet, lors des échanges d’hier après-midi, le Brent valait 55,65 dollars le baril et le WTI 49,91 dollars.

Selon les experts, ces cours sont loin d’être spectaculaires, mais répondent à des signaux palpables du marché. D’ailleurs, le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié mercredi dernier a été assez révélateur et semble même être comme un signal de début de désengorgement du marché, cela même qui a déclenché le déclin des cours du brut en 2014.

Pour l’AIE, la demande mondiale devrait augmenter de 1,6 million de barils/j pour atteindre 99,1 mbj en 2017. Le mois dernier, des arrêts d’exploitation de puits et des travaux de maintenance ont touché plusieurs pays producteurs comme la Russie, la Libye, le Mexique, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan, ainsi que des puits en mer du Nord, provoquant un recul de 720 000 b/j.

Déjà que l’OPEP semble maintenir une discipline dans le respect de son accord de réduction, d’où une baisse relative constatée en août dernier. Le cartel fait tout pour resserrer l’équation offre-demande, en tentant encore de prolonger l’accord pour plusieurs mois.

Il est question que cette réduction des quotas de production soit prorogée encore une fois à partir de mars 2018 pour six mois. Pour le cartel, c’est une durée suffisante pour éponger le surstockage et le surplus du pétrole qui inonde le marché.

Or, cela dépendra également d’autres facteurs, comme le retour de la croissance chinoise et indienne, la fin de la morosité dans les pays industrialisés en Europe et le maintien des tensions géopolitiques dans certaines régions chaudes de la planète.

Face à la concurrence du schiste américain, le pétrole de l’OPEP et de ses partenaires semble avoir gardé son emprise pour quelques années sur le marché.

Pour l’AIE et le cartel, les prix ne connaîtront pas de baisse majeure, ni une hausse spectaculaire. Juste une fourchette qui confortera l’équilibrage recherché du marché. Un optimisme qui réjouira sans doute le gouvernement algérien qui s’apprête à préparer sa loi de finances pour 2018 dans des conditions financières difficiles, selon les propres termes du Premier ministre Ouyahia.

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