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Nationale

Marches: Faut-il abroger la loi de juin 2001 ?

Marches: Faut-il abroger la loi de juin 2001 ?

Un vent de contestation contre le cinquième mandat souffle dans les campus universitaires, jusque-là épargnés par la révolte populaire. Après les manifestations contre le 5e mandat à Alger et plusieurs villes du pays le weekend dernier, c’est au tour de la communauté estudiantine de se mobiliser. Les étudiants ont répondu,ce mardi, aux appels sur les réseaux sociaux pour un rassemblement dans les universités. Le dispositif sécuritaire déployé depuis vendredi dans la capitale a été renforcé autour des campus. Encadrés par un important dispositif sécuritaire pour prévenir d’éventuels dérapages, ces rassemblements pacifiques ont été organisés dans le calme.

Depuis l’année 2001, l’interdiction de manifester empêche tout rassemblement dans la capitale, à quelques rares exceptions. L’interdiction a été actée le 18 juin 2001 par le Conseil du gouvernement. Et cette décision, encadrée par un décret, n’a jamais été levée, pas même lorsque l’Etat d’urgence, instauré en 1992 pour lutter contre l’insurrection islamiste, a pris fin en 2011. La revendication depuis, par l’opposition pour annuler cette décision, n’a jamais été prise en compte par le pouvoir. Lundi dernier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a reconnu que le droit de manifester pacifiquement « est garanti par la Constitution ».

Mais depuis le 22 février dernier, ce verrou a sauté. Les citoyens n’attendent plus d’autorisation pour descendre dans la rue. Ali Benflis, alors chef du gouvernement, assurait a la presse ne pas être responsable de cette interdiction : « Vous évoquez comme précédent la marche interdite de juin 2001. Je veux à cet égard être très clair : mon parcours politique et professionnel atteste sans ambiguïté que je ne suis pas, par instinct, par raison et par conviction, un ennemi des libertés ». Benflis a tenu à préciser que suite à la manifestation du 14 juin, « la décision avait été prise de proscrire tout rassemblement dans la capitale jusqu’au retour au calme et ce dans le cadre de la loi sur l’Etat d’urgence ».

L’interdiction des manifestations à Alger est appliquée strictement par les autorités, qui mobilisent d’importants effectifs de police pour entraver les manifestations et interpeller les participants, lesquels sont d’ordinaire gardés à vue pendant quelques heures avant d’être remis en liberté. L’ancien chef de gouvernement reconnaît pourtant avoir pris cette mesure afin d’éviter de nouvelles violences. Il charge cependant ceux qui l’ont maintenue.

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