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Nationale

Marches des étudiants et des avocats à Tizi Ouzou

Marches des étudiants et des avocats à Tizi Ouzou

La capitale du Djurdjura a été marquée, ce mardi, par deux marches. La première a été exécutée par les avocats et la seconde par les étudiants de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. Les robes noires ont marché depuis le parvis de la cour de Tizi-Ouzou jusqu’au tribunal du centre-ville. Les manifestants ont justifié leur marche par l’exigence de l’instauration d’une deuxième République et l’indépendance de la justice vis-à-vis du politique. Les avocats ont également, à travers leur mobilisation, exprimé leur rejet des élections présidentielles prévues, rappelons-le, pour demain.

Par ailleurs, ils ont décidé de boycotter les audiences des tribunaux prévues pour ce mardi et ce mercredi. Il convient de préciser que cette grève a été décidée le 23 du mois dernier à l’issue de leur réunion. Dans une déclaration rendue publique et signée du bâtonnier Ali Brahimi, les avocats soulignent que « fidèles à leur engagement dans la Révolution citoyenne et en commémoration de la proclamation universelle des Droits de l’Homme (…) et en cette phase difficile que traverse notre pays, nous ne pouvons cautionner les dérives d’un régime totalitaire qui a confisqué depuis 1962 les droits élémentaires de tout un peuple sorti victorieux d’une guerre atroce pour arracher son indépendance ». « La déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par l’Algérie, poursuivent les auteurs de la déclaration, consacre à l’être humain une vie digne et des droits fondamentaux non négociables ». Après avoir anathématisé les tenants du pouvoir, les avocats de la wilaya de Tizi-Ouzou poursuivent : « Le peuple algérien se révolte une fois de plus pour réinventer l’histoire, proclamer une énième fois son Indépendance et revendiquer ses droits. Le pacifisme de la revendication a marqué les esprits et pris à témoin l’opinion internationale et a démontré la maturité citoyenne.

Fer de lance de la revendication citoyenne, la Kabylie, belle et rebelle, reste unie et indivisible et solidaire avec toute les régions du pays dans ce sursaut démocratique. Son barreau, pas des moindres, apporte tout son soutien à ce juste combat pour la dignité et exige le départ du système pour un changement radical. Nous refusons une mascarade électorale vouée à l’échec qui ne vise qu’à sauver un régime rejeté et désavoué dans tous ses éléments et nous exigeons la libération de tous les détenus d’opinion.

Nous n’attendons aucun cadeau de ce pouvoir qui n’a ni foi ni loi, nous avons pris nos responsabilités devant l’histoire et nous n’avons pas le droit de décevoir nos valeureux martyrs ». Telle est la déclaration des avocats au contenu ne souffrant aucune ambigüité. En ce qui les concerne, les étudiants ont, à travers cette 42ème marche, exprimé encore une fois leur refus catégorique de s’inscrire dans la logique du pouvoir quant à la sortie du pays de la crise politique dans laquelle il se débat depuis plusieurs mois. « Ulac l’ vote ulac ! (pas de vote) », « Système dégage ! » et « Libérez les détenus ! », tels sont entre autres les slogans scandés par les milliers de marcheurs. Notons enfin que malgré leur nombre important et leur inflexibilité dans leur demande, la marche s’est déroulée pacifiquement.

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