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Marché pétrolier : Rebond après les tirs de Tomahaks

Marché pétrolier : Rebond après les tirs de Tomahaks

Des missiles Tomahawk ont aidé le pétrole à gagner quelques cents. C’est la formule qui revient souvent dans les marchés, alors que depuis quelques années, les tensions politiques et géopolitiques dans des zones pétrolifères ne produisent que peu d’effet sur les cours du brut.

Des guerres en Irak, ou en Syrie, des menaces sécuritaires réelles en Libye et au Nigéria et d’autres périls économiques n’ont pas vraiment bousculé les indicateurs boursiers et des analystes en sont arrivés à prendre d’autres facteurs pour trouver des réponses aux bouillonnements complexes du marché du brut. Or, cette fois, les cours du brut ont rapidement monté juste après les frappes américaines contre une base militaire syrienne. Autrement dit, la géopolitique revient en force, comme par le passé, pour déterminer les prix du brut sur les marchés. C’est ainsi que le WTI a gagné à New York 54 cents pour finir hier à 52,31 dollars le baril, alors que le Brent de la mer du Nord a clôturé les séances d’hier à Londres à 55,23 dollars le baril, soit une hausse de plus de 0,63%. 
Pour les experts, ces frappes US sur la Syrie, tout en restant limitées, vont encore peser sur les échanges boursières dans les prochains jours. En raison surtout de la tension qui vient de monter avec la Russie qui accuse Washington de violer la loi internationale et des dénonciations de l’Iran, l’autre puissant allié de Damas. En fait, aussi bien Moscou que Téhéran, ces deux pays sont des gros producteurs majeurs du pétrole et des acteurs importants du marché. Ils sont tous les deux partenaires de l’accord de Vienne sur la réduction, mais aussi susceptibles d’être touchés par l’escalade dans la région. Car, les observateurs estiment que ces frappes risquent d’avoir des incidences sur l’Irak, d’où la “panique” des investisseurs. Ces derniers, largement relayés par des médias américains et britanniques, pensent que cette escalade se dirige vers un plus large conflit régional, créant des doutes sur les offres du pétrole dans le monde. Quoi qu’il en soit, les cours ont réagi de façon limitée, ce qui laisse penser que le “marché juge qu’un tel scénario est peu probable” souligne un consultant international. L’autre fait qui a retenu l’attention des investisseurs, toujours sur le qui-vive, c’est cette visite du président chinois aux Etats Unis. Pékin est le premier importateur mondial du pétrole et le président américain Donald Trump n’a pas cessé de tenir des propos agressifs envers la Chine, notamment sur des questions commerciales et incidemment sur des dossiers sud-coréens et taiwanais.

On cherche encore des signes d’apaisement dans ses relations, car on craint que les Chinois s’impliquent davantage dans des bras de fer d’ordre commercial, qui risquent d’avoir des incidences réelles sur le cours du brut. D’autre part, le cas du Venezuela retient encore l’attention, du moment que la production dans ce pays est au ralenti, alors que les bouleversements politiques risquent de dégénérer vers des tensions encore plus graves et perturber ainsi l’offre du pétrole vénézuélien. Pour les experts, la géopolitique du pétrole revient en force. La preuve, le marché n’a guère bougé à l’annonce hebdomadaire d’une nouvelle hausse des puits actifs aux Etats Unis avec une accélération de la production.

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