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Nationale

Marche des enseignants contractuels

Marche des enseignants contractuels

Le Comité des enseignants contractuels et vacataires organise aujourd’hui une marche nationale sur Alger, pour exiger encore une fois l’intégration sans concours et sans conditions de tous les enseignants contractuels dans le secteur de l’éducation nationale.

Cette marche nationale ne sera qu’une première étape engagée par le Comité des enseignants contractuels et vacataires dans le processus de la protestation.

Elle sera suivie d’ »une grève de la faim, ainsi que d’une série d’actions jusqu’à satisfaction de la revendication de l’intégration dans le secteur de l’éducation nationale », a indiqué un communiqué diffusé hier par le comité. Le point de départ de cette marche de « la dignité et de l’intégration dans le secteur de l’éducation » sera la ville de Béjaïa, a fait savoir le comité.

Cette action de protestation a été décidée par le Comité des enseignants contractuels et vacataires, qu’il ait reçu différents procès-verbaux parvenus de plusieurs wilayas appelant à l’organisation d’une marche nationale. Cette marche nationale, lit-on dans le communiqué, rappelle que « la Constitution algérienne garantit au citoyen algérien et donc aux enseignants contractuels la liberté d’expression et interdit de porter atteinte à leur dignité ».

Le Comité des enseignants contractuels regrette que « cette Constitution ne soit respectée ni par les services de l’ordre ni par la ministre de l’Education, puisqu’elle les soumet à un concours malgré leurs compétences acquises grâce aux années d’expérience et d’exercice sur le terrain « .

De ce fait, le comité lance un appel à tous ses militants et aux enseignants pour rejoindre la marche nationale d’aujourd’hui, et leur demande de rester vigilants et mobilisés en vue d’arracher l’intégration.

Par ailleurs, le Comité des enseignants contractuels et vacataires a tenu à exprimer sa « révolte et son indignation devant le comportement inadmissible des services de l’ordre à leur égard ». « Les contractuels et les vacataires ont été empêchés de se rassembler pacifiquement devant la Présidence de la République », rappelle le même document.

Certains enseignants « ont subi le martyre au moment de leur interpellation et leur embarquement par la police « , selon le communiqué, et d’autres ont été « conduits de force vers la gare routière du Caroubier et obligés de rentrer chez eux, alors que bon nombre d’entre eux ont été gardés à vue dans différents commissariats d’Alger « , a souligné le communiqué.

Qualifiant la situation qu’ont vécue les enseignants d’ »alarmante », le Comité des enseignants contractuels et vacataires dénonce « la volonté des responsables de maintenir la politique de précarisation de l’emploi ».

Il estime que cet état de fait est le résultat d’une politique d’emploi défaillante « qui est incapable d’affronter le taux de chômage extravagant dont souffre une grande partie de jeunes algériens ».

Le comité des enseignants contractuels interpelle les pouvoirs publics sur « la recrudescence de la répression, des poursuites judiciaires ainsi que l’atteinte à la liberté d’expression à l’encontre de militants des droits de l’homme pendant les rassemblements ».

Il réaffirme son attachement à la liberté d’expression, au droit de se rassembler et à l’organisation autonome de la société. Pour ce faire, le Comité des enseignants contractuels exhorte la société civile et les forces agissantes à se mobiliser en force pour se réapproprier les espaces publics.

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